Elle était née Étiennette-Béatrice d’Amblimont, elle était marquise (de Lage de Volude) , dame d'honneur de la princesse de Lamballe.
Elle était enjouée, drôle, et.. fidèle.
A l'un de ses nombreux soupirants qui  s'impatientait de la liaison qu'elle entretenait avec le comte Roger de Damas et qui lui expliquait avec maintes circonvolutions que, au bout du compte...  " l'amour commence et l'amitié succède...", elle lui répliqua " Eh bien ! succédons tout de suite" .
Sa liaison avec le comte  de Damas dura trente-cinq ans.
Ayant échappé à la tourmente révolutionnaire, elle mourut en 1842,  à l'âge de 68 ans.
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  "Installée à Paris depuis le milieu des années 1770, dans l’appartement même de Fragonard au Louvre, Marguerite Gérard devient l’élève, puis l’assistante et la collaboratrice du maître.

A la fin des années 1780, alors que la gloire de Fragonard faiblit, la jeune Marguerite lance sa carrière.

Connue jusqu’alors par des tableaux réalisés en collaboration avec son beau-frère, elle entreprend une série de portraits intimistes, de petit format, représentant son cercle familial, les amis artistes, les connaissances et les relations de Fragonard.

Réalisés autour de 1789, dans les débuts de la Révolution, ces portraits présentent l’image non officielle des principales personnalités du monde des arts et du spectacle de l’époque. On découvre en particulier un portrait de Fragonard lui-même, de son ami Hubert Robert, du compositeur Grétry, des architectes Claude-Nicolas Ledoux, Charles de Wailly, de Mirabeau...

L’émergence d’une jeune femme artiste dans la société de l’époque n’était pas chose évidente.

C’est à une véritable opération de stratégie commerciale que se livre ainsi la jeune Marguerite. Au moment où l’Ancien Régime vacille, elle cherche sa place dans une société en mutation. Bientôt ces portraits, souvent cédés aux modèles, assurent sa publicité. Elle se fait un nom ".


Exposition au  Musée Cognacq-Jay jusqu'au 6 décembre 2009

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Rv 550 - N° 4 - Allegro
 L'Estro Armonico
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Celui que l'on surnommait  " le Voltaire des femmes de chambre " ou " le Rousseau du ruisseau", qui "réfuta la Justine de Sade dans une Anti-Justine encore plus osée" (J.Tulard), en un mot, Rétif de la Bretonne brosse en 1789 (et en 309 pages serrées), le tableau de  " cette petite ville luxueuse renfermée dans une grande" : le Palais Royal.

Depuis le Régent, Philippe d'Orléans, avec ses cafés, ses maisons de jeu, ses boutiques, ses cercles, haut-lieu des aventures galantes et du libertinage, le Palais Royal, passage obligé de tous ceux (provinciaux ou étrangers ) qui veulent goûter au nec plus ultra de la vie parisienne,  fascine. Et notamment Rétif de la Bretonne qui se livre ici à une  étude - très minutieuse - de toutes ces demoiselles qui officient dans "ce temple de la volupté, d'où les vices brillants ont banni jusqu'au fantôme de la pudeur" (Sébastien Mercier).

 Rétif enquête et donne la parole à toutes ces Bouton-de-Rose, ces Aglae, ces Chouchous, ces Zoe ou ces Cunégonde à la taille svelte et au regard effronté qui déambulent sous les arcades du Palais Royal. Comment, pourquoi en sont-elles arrivées à leur condition si particulière de "filles publiques", quel est leur passé, quel est leur présent. 

Moyennant finance, Rétif les écoute, prend des notes, les étiquette, les classe.

Il y a les " Filles de l'Allée des Soupirs ", qui narrent leur vie.. longue litanie de misères, de brutalité. Les "Houris" , chargées d'éveiller les sens  mais qui se dérobent  au dernier moment, laissant la place à une "manoeuvre" qui  comme son nom l'indique termine la besogne. Les "Ressembleuses", qui poussent à la perfection l'art de l'imitation de grandes dames, de très grandes dames, royales même. Les  "Sunamites" qui sous la houlette d'une matrone-thérapeute, ont pour mission de réveiller, dans un chaste corps à corps, la vitalité défaillante des vieillards. Ces Sunamites sortent assez rapidement de leur état; leur voix, leur esprit remplacent alors leur corps. Selon leur talent, elles se convertissent en berceuses, en chanteuses ou en converseuses.

Par ces récits très colorés et vivants (mais quelquefois un peu longuets), Rétif de la Bretonne, en donnant la parole à ces femmes au parcours chaotique et à la vie meurtrie, les élève et leur redonne leur dignité.

 

" Le palais Royal"

Rétif de la Bretonne

Editions Manucius




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Dans " le Fantôme de la Rue Royale "
d'après le livre de
Jean-François Parot.

vendredi 23  octobre sur France 2 à 20 h 35.

Résumé :


« Pour fêter la majorité du Dauphin, Paris donne une fête, ponctuée d'un feu d'artifice. Nicolas est inquiet que la surveillance de la fête n'ait pas été confiée aux services de monsieur de Sartine, mais aux gens du prêvot de Paris. Ses appréhensions se trouvent confirmées : les festivités se terminent par un crime.
Alors que Nicolas Le Floch constate le drame, son adjoint Bourdeau est attiré par le cadavre d'une jeune femme que l'on est en train de dépouiller. Elle semble avoir été étranglée. Nicolas Le Floch la fait conduire à la Basse Geôle pour une autopsie. L'événement risque de provoquer la disgrâce de monsieur de Sartine aussi ce dernier charge Nicolas de l'enquête..»

Et mon (modeste) grain de sel : J'ai découvert
Jean-François Parot grâce aux adaptations télévisées de ses romans, elles ne m'avaient pas vraiment enthousiasmée. Intrigues qui m'avaient un peu laissée de marbre (mais j'ai peu de goût en général pour les policiers ( les livres, pas les hommes...), dialogues léchés mais sonnant  souvent "faux". Il n'est pas si aisé, bien sûr, de manier cette langue, si châtiée, du XVIIIè..
J'ai eu cependant la curiosité de lire l'un de ses romans. Et ô surprise, ce qui ne passait pas très bien à l'oral passait fort bien à l'écrit. Parot connait parfaitement son affaire, à savoir le XVIIIè.  Il fait preuve d'une très grande érudition mais sans ostentation, présentée de façon très plaisante. Si l'intrigue m'a laissée toujours plus ou moins impavide ( "mais j'ai peu de goût pour... etc. etc." ), me plonger dans l'univers de Parot, donc du XVIIIè, fut un plaisir que je n'ai pas boudé...

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« Dès son arrivée en France (1770), Marie-Antoinette se prend de passion pour l'art lyrique français.
Elle fera et défera les carrières au gré de ses envies, guidée par un instinct sûr que la postérité validera. Gluck et Grétry représentent les deux grandes facettes du goût de la Reine : le premier, avec ses imposantes tragédies lyriques néoclassiques en est le versant monumental et sévère ; le second, avec ses opéras-comiques tantôt larmoyants, tantôt espiègles, met en relief l'insouciance d'un règne pourtant menacé.
À leur suite, d'autres auteurs - majoritairement italiens - s'installeront à Paris et recevront la protection de la Reine : Piccinni, Sacchini, Salieri et Cherubini. Tous eurent en commun de réfléchir aux nouvelles orientations du théâtre lyrique et d'imaginer un style musical « moderne » où pointent déjà les premiers accents du romantisme. »


A l'occasion de la nouvelle saison de musique baroque, le Château de Versailles, le Centre de musique baroque et ARTE Live web proposent des concerts retransmis en direct sur le web, " Les Favoris de Marie-Antoinette", samedi 10 octobre à 21hretransmis en direct sur Internet depuis la Galerie des Batailles.

Au programme : Antonio Salieri (Suite des Danaïdes), Antonio Sacchini (Suite de Chimène ou Le Cid), Christoph Willibald Gluck (Suite d'Iphigénie en Tauride), André Ernest Modeste Grétry (Suite de Guillaume Tell).



 www.chateauversailles.fr ou Arte Live web




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Ego...


 J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle,

"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ".
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...

www.martine-chabbert.fr/

 

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