Pourquoi...



Tout, ou presque tout m'intéresse dans le XVIIIème,
"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ".
Maurice Lever
 
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...

 

Derniers Commentaires

Mardi 6 mai 2008

Pour le 250ème anniversaire de la naissance de Robespierre, exposition à l'
Hôtel de ville d'Arras.
 
Natif d'Arras, Maximilien Marie Isidore de Robespierre est né le 6 mai 1758. Avocat et homme poiltique français, il est la figure principale du mouvement de Montagnards sous la Convention. Il incarne un temps la "tendance démocratique" de la Révolution française.
Un hommage lui sera rendu le mardi 6 mai à partir de 17h15. Cet hommage sera suivi d'une conférence à 18h et d'un spectacle "je vois l'épine avec la rose" à 19 h 30.
Du samedi 5 avril au dimanche 8 juin: Exposition à l'Hôtel de ville d'Arras retraçant le parcours arrageois et artésien de Maximilien Robespierre, ses jeunes années. Ses relations avec sociétés savantes des lumières. Son parcours professionnel. Et ses débuts politiques jusqu'à son départ pour Paris.

Au programme des conférences:
 
mardi 6 mai à 18h: Robespierre entre Arras et Paris, hasards d'une vie et portée historique (salle Robespierre de l'Hôtel de ville).
vendredi 16 mai à 18h: Robespierre et le pouvoir provincial, dénonciation et portée politique (salle des mariages de l'Hôtel de ville).
 mardi 20 mai à 18h: Robespierre et Merlin de Douai, des nations provinciales à la nation révolutionnée (1787 - 1791)(salle des mariages de l'Hôtel de ville).
jeudi 22 mai à 18h: Les Lumières en Artois du temps de Robespierre, entre ouverture aux idées nouvelles et crispation provincialistes (salle des mariages de l'Hôtel de ville).
par Martine C. publié dans : Révolution ajouter un commentaire
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Vendredi 2 mai 2008

La Révolution française - Danton
envoyé par RioBravo


Robespierre écrivit à Saint-Just  : " Le mot de vertu faisait rire Danton. Il n’y avait pas de vertu plus solide, disait-il plaisamment, que celle qu'il déployait toutes les nuits avec sa femme. Comment un homme à qui toute idée de morale était étrangère, pouvait-il être de la liberté ? "

L'un aimait la vie avec voracité, l'autre était  " abstrait comme un penseur, sec comme un homme de cabinet, mais doux comme un agneau" (Madame Jullien),  Danton, l'impudique, le rabelaisien, le bouffeur de viande, heurtait  Robespierre, le pudique, le rousseauiste, le " buveur de lait ".

* extrait vidéo de "La Révolution française", film de Robert Enrico avec Klaus Maria Brandauer dans le rôle de Danton et Andrzej Seweryn dans celui de Robespierre.
par Martine C. publié dans : Révolution ajouter un commentaire
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Vendredi 2 mai 2008

Robespierre, à la recherche d'un équilibre politique indispensable à la survie de la Révolution, refusait et " l'exagération " et le " modérantisme".
Il attaqua donc  "les Enragés" (Hébert, Jacques Roux, Chaumette), des jusqu'aux-boutistes, partisans de la Révolution à tout prix et les Modérés (Danton, Desmoulins) qui souhaitaient, la paix immédiate, l’arrêt de la Terreur, l’abolition du maximum, le rappel des émigrés, la mise en liberté des suspects et l’amnistie générale.
Il exposa sa conception du gouvernement populaire en temps de guerre et en proie à des conspirations. Selon lui, deux principes restaient indissociables : "
la vertu, sans laquelle la terreur est funeste. La terreur, sans laquelle la vertu est impuissante ".

Le 5 février 1794, il présenta à la Convention, au nom du Comité de salut public, un rapport sur " les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République ", l'un des discours importants de l'Incorruptible.

" Or, quel est le principe fondamental du gouvernement démocratique ou populaire, c’est-à-dire le ressort essentiel qui le soutient et qui le fait mouvoir ? C’est la vertu ; je parle de la vertu publique qui opéra tant de prodiges dans la Grèce et dans Rome, et qui doit en produire de bien plus étonnants dans la France républicaine ; de cette vertu qui n’est autre chose que l’amour de la patrie et de ses lois.
Mais comme l’essence de la république ou de la démocratie est l’égalité, il s’ensuit que l’amour de la patrie embrasse nécessairement l’amour de l’égalité.
Il est vrai encore que ce sentiment sublime suppose la préférence de l’intérêt public à tous les intérêts particuliers ; d’où il résulte que l’amour de la patrie suppose encore ou produit toutes les vertus : car que sont-elles autre chose que la force de l’âme qui rend capable de ces sacrifices ? Et comment l’esclave de l’avarice ou de l’ambition, par exemple, pourrait-il immoler son idole à la patrie ?
Non seulement la vertu est l’âme de la démocratie, mais elle ne peut exister que dans ce gouvernement.
Dans la monarchie, je ne connais qu’un individu qui peut aimer la patrie, et qui, pour cela, n’a pas même besoin
de vertu, c’est le monarque.
La raison en est que de tous les habitants de ses États, le monarque est le seul qui ait une patrie. N’est-il pas le souverain, au moins de fait ? N’est-il pas à la place du peuple ? Et qu’est-ce que la patrie, si ce n’est le pays où l’on est citoyen et membre du souverain ?
Par une conséquence du même principe, dans les États aristocratiques, le mot patrie ne signifie quelque chose que pour les familles patriciennes qui ont envahi la souveraineté.
Il n’est que la démocratie où l’État est véritablement la patrie de tous les individus qui le composent, et peut compter autant de défenseurs intéressés à sa cause qu’il renferme de citoyens. Voilà la source de la supériorité des peuples libres sur tous les autres. Si Athènes et Sparte ont triomphé des tyrans de l’Asie, et les Suisses, des tyrans de l’Espagne et de l’Autriche, il n’en faut point chercher d’autre cause.
Mais les Français sont le premier peuple du monde qui ait établi la véritable démocratie, en appelant tous les hommes à l’égalité et à la plénitude des droits des citoyens ; et c’est là, à mon avis, la véritable raison pour laquelle tous les tyrans ligués contre la République seront vaincus.
Il est dès ce moment de grandes conséquences à tirer des principes que nous venons d’exposer.
Puisque l’âme de la République est la vertu, l’égalité, et que votre but est de fonder, de consolider la République, il s’ensuit que la première règle de votre conduite politique doit être de rapporter toutes vos opérations au maintien de l’égalité et au développement de la vertu ; car le premier soin du législateur doit être de fortifier le principe du gouvernement. Ainsi tout ce qui tend à exciter l’amour de la patrie, à purifier les mœurs, à élever les âmes, à diriger les passions du cœur humain vers l’intérêt public, doit être adopté ou établi par vous.
Tout ce qui tend à les concentrer dans l’abjection du moi personnel, à réveiller l’engouement pour les petites choses et le mépris des grandes, doit être rejeté ou réprimé par vous."
par Martine C. publié dans : Révolution ajouter un commentaire
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Samedi 26 avril 2008
Fichier hébergé par Archive-Host.com
Tournés en 2007 et prochainement sur France 2, deux téléfilms, " L'énigme des Blancs-Manteaux" et "L'homme au ventre de plomb", d'après les romans de  Jean-François Parot .Cette mini-série retrace les aventures d’un jeune « commissaire de police » à Paris dans la seconde moitié du 18ème siècle.

"L'énigme des Blancs-Manteaux" (Présentation de l'éditeur)
En 1761, le jeune Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour entrer au service de M. de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV. Devenu l'un des espions du lieutenant général de police, Nicolas va vite découvrir la cruauté des hommes et la brutalité des complots : à Paris, dans le monde du crime, tout tourne autour du jeu, de la débauche et du vol qui communiquent par d'innombrables labyrinthes. Son premier meurtre le plonge au coeur des perversités de la capitale : un commissaire corrompu, une épouse ex-pensionnaire d'une maison de plaisir, un cadavre rue des Blanc-Manteaux, un bourreau médecin légiste à la morgue de la Basse-Geôle..
Et si tout cela le conduisait trop près du roi et de Mme de Pompadour ?
Une enquête qui fait revivre le Paris du XVIIIe siècle, son atmosphère, ses rues, ses passants, ses rites, ses crimes et ses mystères.


"L'homme au ventre de plomb" (Quatrième de couverture) :
Le commissaire Nicolas Le Floch est chargé par M. de Sartine et par la cour de démêler une affaire délicate et complexe : la mort mystérieuse du fils d'un courtisan proche du dauphin et du parti dévot. Pourquoi les parents défendent-ils la thèse du suicide alors que leur enfant n'avait jamais manifesté son désir d'en finir ? Pourquoi son frère a-t-il disparu ? Qui est véritablement son énigmatique fiancée ? Très rapidement Nicolas conduira ses investigations à Paris, puis à Versailles dans l'entourage de la famille royale et de la favorite Mme de Pompadour. Dans un royaume toujours en guerre et agité par des querelles religieuses, il peut se révéler très dangereux de s'intéresser de trop près à des imbroglios politiques protégés par des secrets de famille.

par Martine C. publié dans : Vie au quotidien ajouter un commentaire
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Mercredi 23 avril 2008
[...en aparté : 7mn et 28s de pur bonheur...]
Umbra mai fu (Serse) - Bryn Terfel



Lascia ch'io pianga (Rinaldo) - Renée Fleming

par Martine C. publié dans : Futilités ajouter un commentaire
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Mercredi 23 avril 2008
Un langage pur et élégant, une sensibilité exacerbée.
Ecartelée entre la raison et la passion, la mesure et la démesure, la délicatesse et la violence, brûlant sciemment son existence, Julie de Lespinasse qui ne " savait faire qu'aimer " choisit de mourir d'amour pour un homme, le comte de Guibert, qui, tout en subissant l'ascendant intellectuel de Julie, fut incapable de répondre à ses attentes. Une liaison tumultueuse faite de mensonge et de mystification.
C'est ce qui ressort de la centaine de lettres que Julie de Lespinasse lui adressa en l'espace de trois ans.  La passion amoureuse, déclinée dans toutes ses tonalités, dans toutes ses gammes...

******

Lettre IX 
 
De tous les instants de ma vie, 1774

Mon ami, je souffre, je vous aime, et je vous attends.


Lettre XI   -  Onze heures du soir, 1774

Je parie que vous n'êtes pas aussi endormi aujourd'hui que vous l'étiez hier soir à cette heure-ci, et cela est bien simple; on vous amuse, on vous intéresse et vous avez envie de plaire.
Mon ami, vous n'êtes pas fait pour l'intimité: vous avez besoin de vous répandre; le mouvement, le brouhaha de la société vous sont nécessaires: ce n'est pas le besoin de votre vanité, mais c'est celui de votre activité. La confiance, la tendresse, cet oubli de soi et de tout son amour-propre, tous ces biens sentis et appréciés par une âme tendre et passionnée, éteignent et engourdissent la vôtre.
Oui, je le répète : vous n'avez pas besoin d'être aimé. Quelle étrange méprise ! mon Dieu ! et j'ose accuser certaines gens de manquer de discernement; j'ose dire qu'ils n'observent rien, qu'ils ne connaissent pas les hommes. Ah ! comment ai-je été égarée, trompée à un tel excès ? comment mon esprit n'a-t-il pas arrêté mon âme ? et comment se fait-il qu'en vous jugeant sans cesse, je sois toujours entraînée ? Vous ne connaissez pas la moitié de l'ascendant que vous avez sur moi, vous ne savez pas ce que vous avez à vaincre chaque fois que je vous vois, (...) vous ne savez pas à quel point je renonce à moi pour être à vous.

" Mon ami, je vous aime "
Julie de Lespinasse
Le petit Mercure
Mercure de France
par Martine C. publié dans : Portraits ajouter un commentaire
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