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MARTINEC
 
J'aime Paris, Venise.
 Et le 18ème.

 Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, "siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens .
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
Martine Chabbert
.

 




11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 22:30

"Instants" est aussi présent sur Wordpress. 

 

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http://lumieres18.wordpress.com/




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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 22:29

Portrait-de-Charlotte-Elisabeth-de-Bavi-re.jpg

«Je ne comprends pas la manie qu’ont les gens d’aller à Rome, car quel plaisir peut-on trouver à voir un tas de prêtres se trémousser dans les églises? Pour voir cela, je n’irais pas de ma table à la fenêtre, à plus forte raison n’irais-je pas à Rome».


C’est ce qu’écrivit un jour, depuis le château de Fontainebleau, la Palatine, cette grande (et forte…) voix du règne de Louis XIV.

Mais si Élisabeth-Charlotte avait connu l’actuel locataire du Vatican qui, pour certains, semble « être descendu du ciel de la Chapelle Sixtine », peut-être aurait-elle fait le déplacement. Qui sait ?...

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:20

rousseau.jpg« On demandait à la moitié de cette populace ce qu'elle faisait là; elle répondait que c'était pour voir Jean-Jacques. On lui demandait ce que c'était que Jean-Jacques; elle répondait qu'elle n'en savait rien, mais qu'il allait passer ». Grimm.
Jean-Jacques fut, à son époque, une véritable célébrité. Mais une célébrité bougonne, capricieuse et souvent injuste. Introverti, exclusif, un tantinet paranoïaque, Rousseau  se fâcha avec la terre entière (et notamment avec son ami, le si généreux Diderot).
On connait plus ou moins l'homme par ses "Confessions", mais pas sûr que l'on connaisse bien tous ses écrits dont certains, notamment ceux sur la femme ou le théâtre, nous semblent aujourd'hui irrecevables.
Et c'est en cela qu'un site helvétique, rousseauonline.ch, a fait œuvre utile en mettant à disposition des internautes l'ensemble des œuvres de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778).
On pourra les consulter en cliquant ici .

Published by Pauline1794 - dans Portraits
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:02

« Historienne, Arlette Farge travaille depuis près de 40 ans sur les comportements populaires à Paris au XVIIIe siècle à partir des archives judiciaires.
Chercheuse du détail, elle donne voix et chair aux anonymes que l’histoire a souvent fait taire, et transcrit la quotidienneté d’une société orale au détour de scènes singulières et de paroles exhumées des procès verbaux. Rumeur, violence, foule, famille, solidarité…
Chargés d’intime, ses sujets esquissent avec finesse les contradictions d’un siècle charnière où, de manière croissante, « les individus offrent une surface de prise à des transformations autoritaires, réfléchies et calculées ».
Depuis quelques années, Arlette Farge entreprend le récit des corps des gens de peu, de ceux qui, comme elle le dit, en « ont fait […] leur unique bien  ».


Un entretien avec Arlette Farge publié dans le numéro 8 de la version papier d’Article11, en février 2011.
Passionnant.
Pour lire l’intégralité de cette discussion cliquer ICI.

Published by Pauline1794 - dans Vie au quotidien
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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 16:50

Talleyrand par Gérard.jpgFrançois Gérard (1770-1837)
Portrait de Charles-Maurice de
Talleyrand-Périgord
, 1808

 

 

 

Le 2 mars 1794, Talleyrand quitte l'Angleterre (où il s'était réfugié en 1792 car en délicatesse avec la Convention) et vogue à bord du William Penn en direction de Philadelphie.
Aujourd'hui, Charles-Maurice, son portrait du moins, vient de reprendre le chemin de l'Amérique, un retour qui suscite avec raison maintes interrogations.

Ce tableau de Gérard, "un portrait politique" (E. de Waresquiel), qui montre l'importance de la fonction de Talleyrand, reflète aussi cette hauteur, cette distance, cette "immobilité"  qu'il aimait afficher.
Ce n'est qu'un portrait parmi d'autres; homme d'exception,
l'ex-abbé du Périgord inspira bon nombres de peintres (et de caricaturistes), chacun essayant de saisir l'insaisissable : la personnalité de Talleyrand.
Une personnalité fort complexe qui cultiva l'opacité et brouilla avec soin son image tout au long de sa vie.
Il fut une énigme. Pour ceux qui l'approchèrent. P
our madame de Staël, il était " le plus indéfinissable et le plus impénétrable des hommes ". Lannes, fut, lui, beaucoup plus direct : "  on lui donnerait un coup de pied au cul que les traits de son visage ne vous en diraient rien ".
Il fut aussi - quelque part - un mystère pour ses intimes; la duchesse de Dino tenta de le résumer en ces termes: " Devin, complexe, successif ".

Goethe avait rencontré Talleyrand; en examinant son portrait peint par Gérard, il  fut frappé par  "son calme, son regard insondable" et par "la quiétude de cet homme indemne malgré les tempêtes qui soufflent autour de lui".
Il déclara :"nous pourrons ici, tant que nous voudrons, jouer au physiognomoniste et à l’interprète, notre incompréhension se révélera trop courte, notre expérience trop pauvre, notre imagination trop limitée pour que nous puissions nous faire une idée adéquate d'un tel être", ajoutant :

" Il est vraisemblable que la même chose arrivera aux historiens futurs qui verront dans quelle mesure cette image pourra les aider d'une manière quelconque".




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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 22:39



Adagio du concerto en ré mineur BWV 974.
Transcription du concerto pour hautbois en ré mineur du compositeur vénitien Alessandro Marcello.

Published by Pauline1794 - dans Musique
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 15:35

Ducreux1.jpgLe siècle des Lumières est considéré à juste titre comme le siècle de l’esprit, de la gaieté, mais aussi celui du sourire. Et du rire.
Un rire qui fait voler en éclats l’esprit de sérieux et qui, par son coté persifleur et transgressif, s’apparente à un rire de rupture. Rupture avec les codes, la morale, les lois. On pense évidemment à Beaumarchais, à Voltaire (en omettant sciemment Rousseau et son anti-rire qui mériterait à lui seul un long chapitre).
Dès les premières heures de la Révolution, liberté de la presse aidant, les rues sont envahies de pamphlets, d’estampes et de gravures que s’arrache le peuple. On rit beaucoup des empoignades entre les deux frères Mirabeau (l’un, le tribun, adversaire du despotisme, et l’autre, ultra-royaliste, plume acérée des " Actes des Apôtres "), on rit tout autant en lisant le « Courrier de Versailles » ou « l’Âne promeneur » de Gorsas, on rit encore en parcourant le très sarcastique périodique « les révolutions de France et de Brabant » de Camille Desmoulins ou la littérature pamphlétaire du Palais-Royal, on s’esclaffe en parcourant le très « épais » Père Duschesne de Hébert.
En 1791, la Constituante accorde à chaque citoyen la permission d’élever un théâtre public; en trois ans, plus de 2.000 pièces de théâtre sont créées (vaudevilles fustigeant la royauté ou la religion, satires contre les abus, divertissements patriotiques).
« Il faut des saturnales, des bacchanales, des farceurs laïques et ecclésiastiques dans un pays où les gouvernants sont tout et les gouvernés rien », tonnera le baron de Clootz.
Si le rire « désacralisateur » l’emporte, si le rire « divertissant » et léger, dans le droit fil de la tradition des comédies de l’Ancien Régime est aussi de mise, la nature du rire a changé. Il doit être « utile », la comédie doit être une sorte d’école des mœurs : vilipendé par Rousseau, le rire de Molière est réhabilité pendant la Révolution mais uniquement pour sa fonction morale.

ducreux-discret.gifLe 2 août 1793, alors que barons et marquis ne hantent plus tellement les rues de Paris, paraît une loi : « tout théâtre sur lequel seront représentées des pièces tendant à dépraver l’esprit public et à réveiller la honteuse superstition de la royauté, sera fermé et les directeurs arrêtés et punis selon les rigueurs de la loi » . La Comédie française est fermée, les acteurs emprisonnés.
On ne rit plus. L’humour « futile » devient suspect. L’ironie, le persiflage, en un mot « l’esprit français » est considéré comme l’apanage des aristocrates.
  « … On semblait dire à toute cette valetaille ensanglantée: vous nous tuerez quand il vous plaira mais vous ne nous empêcherez pas d’être aimables » (comte Beugnot).
Et pourtant, cette « gaieté » tellement française en sauva certains des griffes de Fouquier-Tinville, tel ce royaliste âgé de 18 ans: « citoyen accusateur,public, je m’appelle Martainville et non pas ‘de Martainville’, tu dois bien le savoir et que je suis ici pour être raccourci et non pas allongé. ».
Sa répartie fit hurler de rire l’auditoire: il fut acquitté.
Autre anecdote illustrant cet esprit lumineux, anecdote si belle qu’elle n’est peut-être qu’une légende, celle de ce ci-devant déclinant son identité devant le Tribunal :
« de Saint-Cyr » – « il n’y a plus de noble » – « Alors Saint-Cyr » – « Il n’y a plus de saint » – Alors Cyr  » – il n’y a plus de sire ».

 

sources  : article de Macha Séry paru dans le Monde en 2011  / "le Rire" - Dix-huitième siècle - PUF.

Published by Pauline1794 - dans Révolution
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:54

m-napoleon_bonaparte.jpg

Voici ce que confia Napoléon à Las Cases.


« Rien ne saurait désormais détruire ou effacer les grands principes de notre Révolution.
Ces grandes et belles vérités doivent demeurer à jamais, tant nous les avons entrelacées de lustre, de moments, de prodiges. Nous en avons noyé les premières souillures dans des flots de gloire; elles sont désormais immortelles.
Sorties de la tribune française, cimentées du sang des batailles, décorées des lauriers de la victoire, saluées des acclamations des peuples, sanctionnées par les traités, les alliances des souverains, devenues familières aux oreilles comme à la bouche des rois, elles ne sauraient plus rétrograder!.

Elles vivent dans la Grande-Bretagne, elles éclairent l’Amérique, elles sont nationalisées en France. Voilà le trépied d’où jaillira la lumière du monde.
Elles le régiront; elles seront la foi, la religion, la morale de tous les peuples, et cette ère mémorable se rattachera, quoi qu’on ait voulu dire, à ma personne, parce qu’après tout j’ai fait briller le flambeau, consacré les principes, et qu’aujourd’hui la persécution achève de m’en rendre le Messie ».


 Mémorial de Sainte-Hélène.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:44

Petit poème écrit par Gabriel-Charles de Lattaignant, abbé comme il se doit; c’est exquis, fort bien troussé diront même certains…

On peut le lire ou, récité par l’excellent Guillaume Gallienne, l’écouter ICI.

 


Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit souvent le mot
On vous a fait souvent la chose.


Ainsi de la chose et du mot
Vous pouvez dire quelque chose
Et je gagerais que le mot
Vous plaît beaucoup moins que la chose.


Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J’avouerai que j’aime le mot
J’avouerai que j’aime la chose.

Mais c’est la chose avec le mot
Mais c’est le mot avec la chose
Autrement la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose.


Je crois même en faveur du mot
Pouvoir ajouter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l’avantage sur la chose.


C’est qu’on peut dire encore le mot
Alors qu’on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c’est toujours quelque chose.


De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu’il ne faut ajouter au mot
Qu’autant que l’on peut quelque
chose.


Et que pour le jour où le mot
Viendra seul hélas sans la chose
Il faut se réserver le mot
Pour se consoler de la chose.


Pour vous je crois qu’avec le mot
Vous voyez toujours autre chose
Vous dites si gaiement le mot
Vous méritez si bien la chose.


Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n’avez pas dit le mot.

 

Un de mes lecteurs a amicalement attiré mon attention sur la ponctuation de ce poème. Selon lui, et il a parfaitement raison, cette ponctuation, foisonnante, donne au poème un rythme particulier;  une autre respiration, en quelque sorte.
Je vous invite à l'écouter ici.

 

Published by Pauline1794 - dans Futilités
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 09:35



Lorsque certains petits matins blêmes, l’humeur est pour le moins chagrine et que l’on sent l’impérieux besoin de ressortir son manuel « comment survivre dans un milieu hostile ».

 

RameauDardanus. Act IV- VII. Bruit de guerre

 

Published by Pauline1794 - dans Musique
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