
Tournés en 2007 et prochainement sur France 2, deux téléfilms, " L'énigme des Blancs-Manteaux" et "L'homme au ventre de plomb", d'après les romans de
Jean-François Parot .Cette mini-série retrace les aventures d’un jeune « commissaire de police » à Paris dans la seconde
moitié du 18ème siècle.
"L'énigme des Blancs-Manteaux" (Présentation de
l'éditeur)
En 1761, le jeune Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour entrer au service de M. de Sartine, chef
des affaires secrètes de Louis XV. Devenu l'un des espions du lieutenant général de police, Nicolas va vite découvrir la cruauté des hommes et la brutalité des complots : à Paris, dans le monde
du crime, tout tourne autour du jeu, de la débauche et du vol qui communiquent par d'innombrables labyrinthes. Son premier meurtre le plonge au coeur des perversités de la capitale : un
commissaire corrompu, une épouse ex-pensionnaire d'une maison de plaisir, un cadavre rue des Blanc-Manteaux, un bourreau médecin légiste à la morgue de la Basse-Geôle..
Et si tout cela le conduisait trop près du roi et de Mme de Pompadour ?
Une enquête qui fait revivre le Paris du XVIIIe siècle, son atmosphère, ses rues, ses passants, ses rites, ses crimes et ses mystères.
"L'homme au ventre de plomb" (Quatrième
de couverture) :
Le commissaire Nicolas Le Floch est chargé par M. de Sartine et par la cour de démêler une affaire délicate et complexe : la mort mystérieuse du fils d'un
courtisan proche du dauphin et du parti dévot. Pourquoi les parents défendent-ils la thèse du suicide alors que leur enfant n'avait jamais manifesté son désir d'en finir ? Pourquoi son frère
a-t-il disparu ? Qui est véritablement son énigmatique fiancée ? Très rapidement Nicolas conduira ses investigations à Paris, puis à Versailles dans l'entourage de la famille royale et de la
favorite Mme de Pompadour. Dans un royaume toujours en guerre et agité par des querelles religieuses, il peut se révéler très dangereux de s'intéresser de trop près à des imbroglios politiques
protégés par des secrets de famille.
Le quotidien du petit peuple du XVIIIème, observé avec
soin et tendresse par Arlette Farge, une spécialiste du 18 ème.
Au XVIIIe siècle, bon nombre d'hommes et de femmes, qu'ils soient journaliers, domestiques allant et venant d'une ville à l'autre, ou
qu'ils soient tout simplement en rupture de la société fuyant l'hôpital ou la prison menaient une vie précaire, faite d’errance et de misère. Ils ne savaient pour la plupart ni
lire ni écrire. Mais ils savaient ou se doutaient qu'un jour, leur route s'arrêterait brutalement et qu'on les retrouverait morts, recroquevillés au bord d'une route, d'un fossé, d'un chemin de
halage, à l'orée d'un village. Accident, malaises, noyade... C'est pourquoi ils portaient sur leur corps des petits signes écrits d'eux-mêmes qui témoignaient non seulement de leur désir de ne
pas être abandonnés à l'anonymat mais aussi de leur volonté de faire état - malgré tout - de leur existence, si incertaine fut elle.
Retrouvé dans les archives des procès-verbaux de 1761, le plus émouvant de ces billets est ce petit bracelet de parchemin attaché avec une ficelle rouge autour du poignet du cadavre d'un homme de
50 ans " à la barbe noire, aux dents manquantes " sur lequel était écrit :
François Petit
+
E 184
♥
Un nom, une lettre, un chiffre, un cœur.
"Le bracelet de parchemin, l’écrit sur soi au XVIIIe siècle"
Arlette Farge
Bayard
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