Lundi 12 mai 2008

Celle de la Compagnie des Indes.
Un scandale politico-financier qui eut un impact considérable et des répercussions majeures puisqu'il accentua les divisions au sein de la Montagne et fut à l'origine de la chute des dantonistes, amis de Fabre d'Eglantine, l'un des principaux protagonistes de cette affaire.
C'est ce dont nous parle Michel Benoit dans son livre, "1793, la république de la tentation". Un livre dense, passionnant et, est-ce utile de le préciser, fort bien documenté.
En quelques mots, en quoi consista ce scandale?
La Compagnie des Indes possédait le monopole du commerce à l'est du Cap de Bonne Espérance.
En juillet 1793, Fabre d'Eglantine, l'auteur du célèbre "il pleut, il pleut bergère", qui combattait l'agiotage à la Convention, signala des spéculations douteuses autour des actions au porteur de diverses sociétés, dont la Compagnie des Indes.
Il demanda la mise sous scellés des registres et documents de ces établissements pour en vérifier les transferts. A la suite de cette attaque en règle, les actions de la Compagnie des Indes chutèrent rapidement.
Le 10 octobre 1793, Delaunay d'Angers, membre de la commission des finances, proposa la suppression de cette Compagnie, tout en lui laissant le soin de se liquider elle-même, ce qui prolongeait son existence pour un temps indéterminé.
Aussitôt, des banquiers et des agents royalistes comme le baron de Batz s'associèrent à des députés véreux (entre autres, Julien de Toulouse, Chabot, Bazire) pour acheter en quantité et à vil prix les actions en baisse, puis provoquer une hausse de ces mêmes actions par des décrets avantageux, et les revendre alors en réalisant des bénéfices considérables.
La fraude fut découverte. Certains, comme Julien ou Batz, réussirent à s'enfuir. D'autres, Fabre (accusé de falsification du décret de liquidation), Chabot, Bazire et Delaunay, furent arrêtés et se dénoncèrent les uns les autres pour essayer de sauver leur tête. En vain. Ils furent guillotinés le 16 germinal an II ( 5 avril 1794).
La Compagnie des Indes possédait le monopole du commerce à l'est du Cap de Bonne Espérance.
En juillet 1793, Fabre d'Eglantine, l'auteur du célèbre "il pleut, il pleut bergère", qui combattait l'agiotage à la Convention, signala des spéculations douteuses autour des actions au porteur de diverses sociétés, dont la Compagnie des Indes.
Il demanda la mise sous scellés des registres et documents de ces établissements pour en vérifier les transferts. A la suite de cette attaque en règle, les actions de la Compagnie des Indes chutèrent rapidement.
Le 10 octobre 1793, Delaunay d'Angers, membre de la commission des finances, proposa la suppression de cette Compagnie, tout en lui laissant le soin de se liquider elle-même, ce qui prolongeait son existence pour un temps indéterminé.
Aussitôt, des banquiers et des agents royalistes comme le baron de Batz s'associèrent à des députés véreux (entre autres, Julien de Toulouse, Chabot, Bazire) pour acheter en quantité et à vil prix les actions en baisse, puis provoquer une hausse de ces mêmes actions par des décrets avantageux, et les revendre alors en réalisant des bénéfices considérables.
La fraude fut découverte. Certains, comme Julien ou Batz, réussirent à s'enfuir. D'autres, Fabre (accusé de falsification du décret de liquidation), Chabot, Bazire et Delaunay, furent arrêtés et se dénoncèrent les uns les autres pour essayer de sauver leur tête. En vain. Ils furent guillotinés le 16 germinal an II ( 5 avril 1794).
" 1793, la république de la tentation"
Michel Benoit
Editions de l'Armançon
Michel Benoit
Editions de l'Armançon







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