Un extrait d'un film de CharLes Brabant, sorti en 1980, " les Liaisons dangereuses" avec Jean Negroni dans le rôle de Laclos et  Claude Degliame dans celui de la marquise de MerteuiL

L'oeuvre de Laclos a séduit, avec un bonheur inégal, maints réalisateurs.

Brabant l'appréhende, lui, sous un angle original : nous sommes en 1794. Laclos, lié aux orléanistes et suspecté de modérantisme, est enfermé dans sa cellule de la prison de Picpus attendant d'être guillotiné (il échappera de peu au rasoir national). Quand surgit la marquise de Merteuil. Il revit en sa compagnie ses personnages, réels ou imaginaires, qui ont hanté sa vie et son œuvre.
Tous les cinéastes ont centré leur film sur l'oeuvre, "Les Liaisons dangereuses". Brabant, lui, se penche sur Laclos et en fait son personnage principal. D'où l'intérêt de son film.

Choderlos de Laclos. Ses biographies abondent. On le sait, après de solides études dans la très réputée École de La Fère (qui deviendra l'École Polytechnique), Laclos était en droit d'espérer une brillante carrière d'officier d'artillerie.

Il avait tous les atouts en main, sauf un : la naissance. Une naissance "obscure" qui, dans l'armée de l'Ancien Régime où les privilèges nobiliaires étant jalousement protégés, ne pouvait que le confiner dans un grade subalterne, en l'occurrence celui de capitaine.

Laclos ne connut donc jamais la gloire des champs de bataille, mais seulement la grisaille et la médiocrité des villes de garnison. Déçu et amer, il se détournera un temps de l'armée pour  trouver refuge dans la littérature et c'est peut-etre dans l'une de ces villes, Grenoble, "ville pétillante d'esprit et où les jolies femmes ne s'oubliaient pas" (Stendhal souvenirs d'égotisme) que lui vint l'idée d'écrire "Les Liaisons". Les écrivit-il dans le but de dénoncer certaines moeurs, par souci de prêcher une sorte d'idéal moral ? Ou les écrivit-il par vengeance ou encore par dépit amoureux ?...  Ce "grand monsieur maigre et jaune en habit noir (...) si j'étais seule avec lui, j'aurais peur" (marquise de Coigny) n'avait rien d'un Valmont. Aurait-il été éconduit par une Merteuil provinciale ?.

Peu importe, car si Laclos a manqué son rendez-vous avec la gloire militaire, une seule de ses oeuvres, les Liaisons, par sa force, sa fulgurance, lui a offert un destin exceptionnel dans l'histoire littéraire. 

 

 


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Ego

 

MARTINEC
 
J'aime Paris, Venise.
 Et le 18ème.

 Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, "siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens .
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
Martine Chabbert
.

 




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