Robespierre écrivit à Saint-Just : " Le mot de vertu faisait rire Danton. Il n’y avait pas de vertu plus solide, disait-il plaisamment, que celle
qu'il déployait toutes les nuits avec sa femme. Comment un homme à qui toute idée de morale était étrangère, pouvait-il être de la liberté ? "
L'un aimait la vie avec voracité, l'autre était " abstrait comme un penseur, sec comme un homme de cabinet, mais
doux comme un agneau" (Madame Jullien), Danton, l'impudique, le rabelaisien, le bouffeur de viande, heurtait Robespierre, le
pudique, le rousseauiste, le " buveur de lait ".
* extrait vidéo de "La Révolution française", film de Robert Enricoavec Klaus Maria Brandauer dans le rôle de Danton et Andrzej Seweryn dans
celui de Robespierre.
Lier liberté et morale voilà qui est curieux. Voilà au moins
un point sur lequel on ne peut adhérer aux thèsesde Robespierre. La morale n'est-elle pas par
essence un carcan, une prison. Vive la liberté!!, la seule morale acceptable :-)
J'aime Paris, Venise etle XVIIIème. Tout ou presque tout m'intéressedans ce siècle, "siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne
jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ".
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant
ne pas donner la migraine à l'université...
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