Le Chevalier de Saint-Georges, un Guadeloupéen qui, emmené à Paris vers 1750, à l'âge de dix ans, par son père, un grand seigneur
propriétaire de plantations, eut un destin plein de contrastes pittoresques.
Homme à la mode et à bonnes fortunes, il prit une grande part aux plaisirs tourbillonnants de l'Ancien Régime finissant puis connut les orages de la Révolution. Célèbre virtuose du violon,
compositeur fort goûté, initiateur du quatuor à cordes, auteur applaudi de "comédies à ariettes", il excellait en même temps dans tous les exercices du corps, notamment dans le maniement de
l'épée, où, dans l'Europe entière, il n'avait pas son égal.
La Révolution venue, il embrassa les idées nouvelles. Quand la patrie fut déclarée en danger, il mit sur pied un régiment qui allait devenir le "13e régiment de chasseurs à cheval". A la tête de
ce régiment, comme chef de brigade, il combattit les Autrichiens dans les Flandres, sous Dumouriez, qu'il ne suivit pas dans sa trahison, à la différence du petit-fils de son
protecteur de naguère, le duc d'Orléans.
Mis néanmoins en prison sous la Terreur, il y fut maintenu pendant de nombreux mois, mais échappa à la guillotine.
J'aime Paris, Venise etle XVIIIème. Tout ou presque tout m'intéressedans ce siècle, "siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne
jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ".
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant
ne pas donner la migraine à l'université...
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