Saint-Simon, à l'évidence, ne l'aimait pas.
C'était, dit-il, " un petit homme maigre, effilé, chafouin, à perruque blonde, à mine de fouine... Tous les vices combattaient en lui, à qui en demeurerait le maître ... L'avarice, la débauche,
l'ambition étaient ses dieux; la perfidie, la flatterie, les servages, ses moyens; l'impiété parfaite, son repos ...
Il excellait en basses intrigues, il en vivait, il ne pouvait s'en passer, mais toujours avec un but où toutes ses démarches
tendaient, avec une patience qui n'avait de terme que le succès...Il avait assez d'esprit, assez de lettres, d'histoire et de lecture, force envie de plaire et de s'insinuer, mais tout cela gâté
par une fumée de fausseté qui sortait mlagré lui de tous ses pores..."
Puis, Saint-Simon ajoute:
".. il méprisa publiquement son maître et l'Etat, le monde et les affaires pour les sacrifier à son crédit, à sa puissance, à son autorité absolue, à sa grandeur, à son avarice, à ses frayeurs, à
ses vengeances."
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