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Lundi 20 août 2007
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Enfants perdus dans le labyrinthe des ruelles de Paris, enfants oubliés par une gardienne insouciante,  enfants qui s’enfuient de leur domicile, enfants abandonnés dès leur naissance, leur nombre (près de deux mille par an) inquiétait et préoccupait aussi bien les autorités que les institutions charitables.

«Les enfants perdus sont conduits d’abord chez un commissaire. Le second jour, on les mène à l’Hôtel de la Police ou ils restent exposés. Le quatrième, on les transfère aux Enfants Trouvés s’ils ont moins de trois ans ; les autres plus âgés sont envoyés à la Pitié, hôpital hideux sous plus d’un rapport. Ils sont enregistrés du jour qu’ils rentrent, avec un nom et une marque. Mais bientôt leurs parents ne les reconnaitraient même plus, tant la misère et l’abandon auront défiguré leurs traits ». L.S. Mercier

Sans compter bien sûr les nouveau-nés que l’on déposait dans le renfoncement d’une porte cochère ou au coin d’une église, petits paquets informes sur lesquels était - parfois-  épinglé un billet renfermant quelques précisions sur leur état de santé.  Ceux-ci étaient immédiatement transportés à l’hôpital des Enfants Trouvés, tenu par les sœurs de la Charité, rue du faubourg Saint-Antoine, une bâtisse décrépite et à l’hygiène souvent fatale. Un véritable mouroir. Abandonner dans ce lieu un enfant était une « sorte d’infanticide différé, ils mouraient presque tous avant d’avoir atteint deux mois » (Duc de Castries). Parfois, sitôt baptisé, une sage-femme amenait le nourrisson dans cet hospice, après avoir décliné son nom et prénom et après avoir signé une déclaration d’abandon. Il arrivait aussi que ce soient les familles elles-mêmes qui amènent l’enfant en expliquant les motifs de l’abandon :«Mardi 23 août 1763, 9 heures ½ du matin. A été apporté par Blaise Fournil, gagne-deniers, demeurant rue des Vertus, un enfant femelle, baptisée le 10 Janvier 1763, en la paroisse St Nicolas des Champs, et nommée Geneviève, fille de Levy comparant et d’Anne le Roy, sa femme, décédée depuis sa couche, lequel nous a dit et déclaré qu’il se trouve hors d’état de pouvoir faire élever sa fille attendu son état d’indigence ».
Le 16 Décembre 1717, le commissaire au Châtelet, Nicolas Delamare, rédigea ce procès-verbal :
«Ce novembre 1717 a été ramassé un garçon nouvellement né, trouvé  exposé et abandonné dans une boite en sapin blanc sur le parvis de Notre-Dame, sur les marches de l’église Saint-Jean-le-Rond, que nous avons fait à l’instant porter à la Couche des Enfants-Trouvés, pour y être nourri et allaité en la manière accoutumée ». Le père, le chevalier Destouches, récupéra l’enfant. Quant à la mère, la fort célèbre madame de Tencin (dont je reparlerai plus tard), s’entêtant à vouloir garder secret ce qui était connu de tous, elle ne se préoccupa jamais de son fils, se conduisit comme s’il n’avait jamais existé, même lorsqu’il fut célèbre. Et ce fils s'appelait d’Alembert.

 

 

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Ego...

J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, 
"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ". 
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
 

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