Jeudi 31 janvier 2008
On a dit tout ou presque tout sur ce livre.
Qu'il était un roman moraliste dans lequel Choderlos de Laclos dénonçait le relâchement des moeurs et le libertinage d'une noblesse arrogante et oisive de cette fin du XVIIIe siècle au travers de ces deux fauves flamboyants que sont Valmont et Merteuil qui,croyant appartenir à la race des maîtres veulent asservir l'autre.
Qu'il était peut-être un roman "camouflage", Laclos empruntant le masque de la vertu pour mieux écrire un roman libertin.
Qu'il était un roman moraliste dans lequel Choderlos de Laclos dénonçait le relâchement des moeurs et le libertinage d'une noblesse arrogante et oisive de cette fin du XVIIIe siècle au travers de ces deux fauves flamboyants que sont Valmont et Merteuil qui,croyant appartenir à la race des maîtres veulent asservir l'autre.
Qu'il était peut-être un roman "camouflage", Laclos empruntant le masque de la vertu pour mieux écrire un roman libertin.
Les Liaisons dangereuses, livre emblématique s'il en est du
XVIIIeme, témoigne à la fois d'une fascination et d'un dégoût pour un régime et une société qui sombrent. Une société légère, élégante, raffinée, perverse et cruelle.
Roman de la séduction-destruction, dans lequel le plaisir de détruire remplace peu à peu, au fil des pages, le plaisir de séduire. Roman ou l'amour-jeu floute les valeurs et mine en profondeur les codes sociaux : l'authenticité des sentiments, hautement suspecte, est tournée en dérision, l'idéal de pureté et d'amour (pourtant si fascinants pour la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont) doit "expirer dans une lente agonie" (Lettre LXX). C'est un univers dans lequel, le paraître et l'artifice régnant en maîtres, le plaisir de la transgression (morale, religieuse) confine à la jouissance.
Roman de guerre, de guerre à mort entre deux êtres féroces unis par des liens complexes, passionnels, entre deux volontés de puissance, entre deux "moi" magnifiquement analysés.
Un livre fascinant. Qui se lit et se relit. Inlassablement.
Roman de la séduction-destruction, dans lequel le plaisir de détruire remplace peu à peu, au fil des pages, le plaisir de séduire. Roman ou l'amour-jeu floute les valeurs et mine en profondeur les codes sociaux : l'authenticité des sentiments, hautement suspecte, est tournée en dérision, l'idéal de pureté et d'amour (pourtant si fascinants pour la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont) doit "expirer dans une lente agonie" (Lettre LXX). C'est un univers dans lequel, le paraître et l'artifice régnant en maîtres, le plaisir de la transgression (morale, religieuse) confine à la jouissance.
Roman de guerre, de guerre à mort entre deux êtres féroces unis par des liens complexes, passionnels, entre deux volontés de puissance, entre deux "moi" magnifiquement analysés.
Un livre fascinant. Qui se lit et se relit. Inlassablement.





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