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Mardi 20 mai 2008
 
 
On le surnommait tendrement "Monsieur Hon-Hon" en raison de son bégaiement. 
Camille,  aux yeux sombres, aux gestes enfiévrés, à la chaleur communicative, perdu dans des rêveries utopiques. Camille,  sorte d'adolescent fragile, assoiffé d'amour et de reconnaissance sociale, candide, influençable, trop influençable...
La Révolution tomba à point nommé pour ce jeune avocat sans cause,  cousin de Fouquier-Tinville. Sa plume alerte, aussi effilée que la lame de la guillotine, captivait. L'homme séduisait. Il séduisit Lucile Duplessis, la fille du premier commis des finances. Lucile.. une jeune fille fantasque, éprise d'absolu. Leur amour, que l'on tenta de salir, fut emporté dans la tourmente révolutionnaire.
C'est l'histoire de ces deux jeunes gens balayés par  la Révolution que nous raconte Christophe Bigot. Présenté sous la forme de souvenirs - la mère de Lucile Desmoulins, Anne Françoise Duplessis, explique à son petit-fils Horace quelle fut la vie de ses parents - ce roman relate avec brio non seulement la tragédie de ce couple mais aussi la tragédie de 1794 qui anéantit  tant d'espoirs et tant d'hommes.
A noter que ce livre est le tout premier roman de Christophe Bigot. Un jeune auteur à suivre...



" L'Archange et le Procureur"
Christophe Bigot
Gallimard

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Lundi 12 mai 2008
Fichier hébergé par Archive-Host.com
Celle de la Compagnie des Indes.
Un scandale politico-financier
qui eut un impact considérable et des répercussions majeures puisqu'il accentua les divisions au sein de la Montagne et fut à l'origine de la chute des dantonistes, amis de Fabre d'Eglantine, l'un des principaux protagonistes de cette affaire.
C'est ce
dont nous parle Michel Benoit dans son livre, "1793, la république de la tentation". Un livre dense, passionnant  et, est-ce utile de le préciser, fort bien documenté.

En quelques mots, en quoi consista ce scandale?
La Compagnie des Indes possédait le monopole du commerce à l'est du Cap de Bonne Espérance.

En juillet 1793, Fabre d'Eglantine, l'auteur du célèbre "il pleut, il pleut bergère", qui combattait l'agiotage à la Convention, signala des spéculations douteuses autour des actions au porteur de diverses sociétés, dont la Compagnie des Indes.
Il demanda la mise sous scellés des registres et documents de ces établissements pour en vérifier les transferts. A la suite de cette attaque en règle, les actions de la Compagnie des Indes chutèrent rapidement.
Le 10 octobre 1793, Delaunay d'Angers, membre de la commission des finances, proposa la suppression de cette Compagnie, tout en lui laissant le soin de se liquider elle-même, ce qui prolongeait son existence pour un temps indéterminé.
Aussitôt, des banquiers et des agents royalistes comme le baron de Batz s'associèrent à des députés véreux (entre autres, Julien de Toulouse,  Chabot,  Bazire) pour acheter en quantité et à vil prix les actions en baisse, puis provoquer une hausse de ces mêmes actions par des décrets avantageux, et les revendre alors en réalisant des bénéfices considérables.

La fraude fut découverte. Certains, comme Julien ou Batz, réussirent à s'enfuir. D'autres, Fabre (accusé de falsification du décret de liquidation), Chabot, Bazire et Delaunay, furent arrêtés et se dénoncèrent les uns les autres pour essayer de sauver leur tête. En vain. Ils furent guillotinés le 16 germinal an II ( 5 avril 1794).

" 1793, la république de la tentation"
Michel Benoit

Editions de l'Armançon




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Mardi 6 mai 2008

Pour le 250ème anniversaire de la naissance de Robespierre, exposition à l'
Hôtel de ville d'Arras.
 
Natif d'Arras, Maximilien Marie Isidore de Robespierre est né le 6 mai 1758. Avocat et homme poiltique français, il est la figure principale du mouvement de Montagnards sous la Convention. Il incarne un temps la "tendance démocratique" de la Révolution française.
Un hommage lui sera rendu le mardi 6 mai à partir de 17h15. Cet hommage sera suivi d'une conférence à 18h et d'un spectacle "je vois l'épine avec la rose" à 19 h 30.
Du samedi 5 avril au dimanche 8 juin: Exposition à l'Hôtel de ville d'Arras retraçant le parcours arrageois et artésien de Maximilien Robespierre, ses jeunes années. Ses relations avec sociétés savantes des lumières. Son parcours professionnel. Et ses débuts politiques jusqu'à son départ pour Paris.

Au programme des conférences:
 
mardi 6 mai à 18h: Robespierre entre Arras et Paris, hasards d'une vie et portée historique (salle Robespierre de l'Hôtel de ville).
vendredi 16 mai à 18h: Robespierre et le pouvoir provincial, dénonciation et portée politique (salle des mariages de l'Hôtel de ville).
 mardi 20 mai à 18h: Robespierre et Merlin de Douai, des nations provinciales à la nation révolutionnée (1787 - 1791)(salle des mariages de l'Hôtel de ville).
jeudi 22 mai à 18h: Les Lumières en Artois du temps de Robespierre, entre ouverture aux idées nouvelles et crispation provincialistes (salle des mariages de l'Hôtel de ville).
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Vendredi 2 mai 2008

La Révolution française - Danton
envoyé par RioBravo


Robespierre écrivit à Saint-Just  : " Le mot de vertu faisait rire Danton. Il n’y avait pas de vertu plus solide, disait-il plaisamment, que celle qu'il déployait toutes les nuits avec sa femme. Comment un homme à qui toute idée de morale était étrangère, pouvait-il être de la liberté ? "

L'un aimait la vie avec voracité, l'autre était  " abstrait comme un penseur, sec comme un homme de cabinet, mais doux comme un agneau" (Madame Jullien),  Danton, l'impudique, le rabelaisien, le bouffeur de viande, heurtait  Robespierre, le pudique, le rousseauiste, le " buveur de lait ".

* extrait vidéo de "La Révolution française", film de Robert Enrico avec Klaus Maria Brandauer dans le rôle de Danton et Andrzej Seweryn dans celui de Robespierre.
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Vendredi 2 mai 2008

Robespierre, à la recherche d'un équilibre politique indispensable à la survie de la Révolution, refusait et " l'exagération " et le " modérantisme".
Il attaqua donc  "les Enragés" (Hébert, Jacques Roux, Chaumette), des jusqu'aux-boutistes, partisans de la Révolution à tout prix et les Modérés (Danton, Desmoulins) qui souhaitaient, la paix immédiate, l’arrêt de la Terreur, l’abolition du maximum, le rappel des émigrés, la mise en liberté des suspects et l’amnistie générale.
Il exposa sa conception du gouvernement populaire en temps de guerre et en proie à des conspirations. Selon lui, deux principes restaient indissociables : "
la vertu, sans laquelle la terreur est funeste. La terreur, sans laquelle la vertu est impuissante ".

Le 5 février 1794, il présenta à la Convention, au nom du Comité de salut public, un rapport sur " les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l’administration intérieure de la République ", l'un des discours importants de l'Incorruptible.

" Or, quel est le principe fondamental du gouvernement démocratique ou populaire, c’est-à-dire le ressort essentiel qui le soutient et qui le fait mouvoir ? C’est la vertu ; je parle de la vertu publique qui opéra tant de prodiges dans la Grèce et dans Rome, et qui doit en produire de bien plus étonnants dans la France républicaine ; de cette vertu qui n’est autre chose que l’amour de la patrie et de ses lois.
Mais comme l’essence de la république ou de la démocratie est l’égalité, il s’ensuit que l’amour de la patrie embrasse nécessairement l’amour de l’égalité.
Il est vrai encore que ce sentiment sublime suppose la préférence de l’intérêt public à tous les intérêts particuliers ; d’où il résulte que l’amour de la patrie suppose encore ou produit toutes les vertus : car que sont-elles autre chose que la force de l’âme qui rend capable de ces sacrifices ? Et comment l’esclave de l’avarice ou de l’ambition, par exemple, pourrait-il immoler son idole à la patrie ?
Non seulement la vertu est l’âme de la démocratie, mais elle ne peut exister que dans ce gouvernement.
Dans la monarchie, je ne connais qu’un individu qui peut aimer la patrie, et qui, pour cela, n’a pas même besoin
de vertu, c’est le monarque.
La raison en est que de tous les habitants de ses États, le monarque est le seul qui ait une patrie. N’est-il pas le souverain, au moins de fait ? N’est-il pas à la place du peuple ? Et qu’est-ce que la patrie, si ce n’est le pays où l’on est citoyen et membre du souverain ?
Par une conséquence du même principe, dans les États aristocratiques, le mot patrie ne signifie quelque chose que pour les familles patriciennes qui ont envahi la souveraineté.
Il n’est que la démocratie où l’État est véritablement la patrie de tous les individus qui le composent, et peut compter autant de défenseurs intéressés à sa cause qu’il renferme de citoyens. Voilà la source de la supériorité des peuples libres sur tous les autres. Si Athènes et Sparte ont triomphé des tyrans de l’Asie, et les Suisses, des tyrans de l’Espagne et de l’Autriche, il n’en faut point chercher d’autre cause.
Mais les Français sont le premier peuple du monde qui ait établi la véritable démocratie, en appelant tous les hommes à l’égalité et à la plénitude des droits des citoyens ; et c’est là, à mon avis, la véritable raison pour laquelle tous les tyrans ligués contre la République seront vaincus.
Il est dès ce moment de grandes conséquences à tirer des principes que nous venons d’exposer.
Puisque l’âme de la République est la vertu, l’égalité, et que votre but est de fonder, de consolider la République, il s’ensuit que la première règle de votre conduite politique doit être de rapporter toutes vos opérations au maintien de l’égalité et au développement de la vertu ; car le premier soin du législateur doit être de fortifier le principe du gouvernement. Ainsi tout ce qui tend à exciter l’amour de la patrie, à purifier les mœurs, à élever les âmes, à diriger les passions du cœur humain vers l’intérêt public, doit être adopté ou établi par vous.
Tout ce qui tend à les concentrer dans l’abjection du moi personnel, à réveiller l’engouement pour les petites choses et le mépris des grandes, doit être rejeté ou réprimé par vous."
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Samedi 12 avril 2008



Célébrations du 250ème anniversaire de la naissance de Maximilien de Robespierre

Une exposition à l'Hôtel de Ville d'Arras retrace le parcours arrageois et artésien de Maximilien Robespierre : ses jeunes années, ses relations avec les sociètés savantes des Lumières, son parcours professionnel et ses études politiques jusqu'à son départ pour Paris.

Hôtel de Ville d'Arras,  du 5 mai au 8 juin 2008

 

Source : L'ARBR

 

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Ego...

J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, 
"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ". 
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
 

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