Derniers Commentaires

Flux RSS

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Petit Plus

Add to Google
Samedi 8 décembre 2007
duboiscardinal.jpg
Saint-Simon, à l'évidence,  ne l'aimait pas.  
 C'était, dit-il, " un petit homme maigre, effilé, chafouin, à perruque blonde, à mine de fouine... Tous les vices combattaient en lui, à qui en demeurerait le maître ... L'avarice, la débauche, l'ambition étaient ses dieux; la perfidie, la flatterie, les servages, ses moyens; l'impiété parfaite, son repos ...
Il excellait en basses intrigues, il en vivait, il ne pouvait s'en passer, mais toujours avec un but où toutes ses démarches tendaient, avec une patience qui n'avait de terme que le succès...Il avait assez d'esprit, assez de lettres, d'histoire et de lecture, force envie de plaire et de s'insinuer, mais tout cela gâté par une fumée de fausseté qui sortait mlagré lui de tous ses pores..."
Puis, Saint-Simon ajoute: ".. il méprisa publiquement son maître et l'Etat, le monde et les affaires pour les sacrifier à son crédit, à sa puissance, à son autorité absolue, à sa grandeur, à son avarice, à ses frayeurs, à ses vengeances."


publié dans : Régence
recommander communauté : Histoire commentaires (0)   
Vendredi 7 décembre 2007

duboiscardinal.jpg

Etrange cardinal Dubois.
Surnommé à la cour du Régent " l'abbé friponneau ", tant ses moeurs étaient déplorables. Amant officiel de Mme de Tencin. Vilipendé par Saint-Simon.
Fils d'un apothicaire de Brive la Gaillarde, Guillaume Dubois décida, à l'âge de 16 ans, de faire fortune à Paris.  Et la Régence, en peu d'années, devait pleinement satisfaire ses ambitions (démesurées, disent certains).
Ambassadeur du Régent, il parvint à nouer avec l'Angleterre et la Hollande une alliance qui allait " changer pour trente années la face politique de l'Europe ". Pour la première fois dans l'histoire, la France catholique et monarchique s'allia avec l'Angleterre protestante et parlementaire. Ce succès valut à Dubois d'entrer au conseil des Affaires étrangères, "de  s'y glisser, dit Saint-Simon,  comme ces plantes qui s'introduisent dans les murailles, et qui, enfin, les renversent "....
Bien que Philippe d'Orléans lui ait déjà accordé sa nomination à sept abbayes  qui comportaient des revenus considérables, l'archevêché de Cambrai étant vaquant (et estimé à 150.000 livres de rente), Dubois le demanda et l'obtint en 1720. Cependant, avant d'être nommé archevêque, l'abbé Dubois devait "prendre les ordres" : c'est à dire recevoir les ordres mineurs, le sous-diaconat, le diaconat et la prêtrise. Ce qui fut fait en quelques jours... Il apprit aussi à dire la messe, tant bien que mal.
Mais Dubois, archevêque, ministre et secrétaire d'Etat, n'était toujours pas satisfait. Depuis son arrivée à Paris, il avait une sorte d'idée fixe : il voulait le chapeau de cardinal.
Et il l'obtint en 1721, non sans mal, c'est un fait.
En 1723, atteint d'un abcès à la vessie et après avoir, de guerre lasse, accepté de se laisser mutiler par le chirurgien du Régent, La Peyronie, il mourut dans des conditions atroces...

Le cardinal Dubois, dont certains disent qu'il fut l'âme damnée du Régent, qui était-il finalement. Un ambitieux cupide, aux manières tantôt sournoises tantôt insolentes ou un homme qui, malgré son imposante fortune, n'aimait pas l'argent pour lui-même et dont la liberté d'esprit de s'embarrassait pas de préjugés ?
Il fut tout cela. Sûrement. Mais " l'abbé Friponneau " fut aussi un travailleur acharné, qui, abhorrant la guerre, fit oeuvre de paix et qui " laissa dans la diplomatie française une direction dont les traces ont reparu au XIXè siècle "  (Maurice Soulié).

nti_bug_fck

publié dans : Régence
recommander communauté : Histoire commentaires (0)   
Jeudi 6 décembre 2007
putti.jpgEn fin observateur, l'allemand Joachim Christophe Nemeitz le nota dans ses carnets de voyage :  ce qui frappait le plus les étrangers à Paris, c'était cette foultitude d'abbés que l'on y rencontrait. En habits noirs ou violets, petits rabats ou collets sous le menton.
Nemeitz les répartissait en plusieurs catégories :
- Ceux qui possédaient abbayes, prieurés ou autres bénéfices ecclésiastiques. Généralement âgés, c'étaient des personnages considérables.
- Ceux qui, au service de gens de qualité ou de bourgeois aisés, oeuvraient en tant que précepteurs de leurs enfants. Ils étaient jeunes, pouvaient encore quitter la soutane car pas encore tonsurés.
- Ceux qui jouissaient de bénéfices ecclésiastiques sans avoir reçu la tonsure et sans avoir fait voeu de chasteté. Vêtus généralement d'habits violets, ils pouvaient quitter librement l'Eglise.
- Ceux qui vivaient fort chichement de quelque fonction : enterrements, processions, etc.
- Et ceux qui... sans appartenir à l'Eglise, portaient l'habit noir et le petit collet "par vanité ", dit Nemeitz, qui ajoute : "Un habit noir coûte bon marché et le petit collet fait illusion ".

Les abbés les plus recherchés ? Ceux de la première catégorie. On s'en serait douté. Les plus agréables, ceux de la deuxième catégorie : jeunes, spirituels, courtois et discrets, mais, qui, nous dit Nemeitz, ont un seul défaut: "Ils aiment trop le cotillon ". En d'autres termes, ils délaissaient leurs études pour hanter ruelles et lieux mal famés, cabarets et tripots, faire grand tapage à l'Opéra et singer leurs petits-maîtres (si recherchés dans le ton et la parure), parlaient avec affectation, étudiaient leurs démarches, se couvraient de rubans et.... même se collaient des mouches sur le visage.
Diable, diable...

Ah, quel joli temps, ce temps de la Régence, " où l'on fit tout, excepté pénitence "....

publié dans : Régence ajouter un commentaire
recommander communauté : Histoire commentaires (0)   
Mercredi 5 décembre 2007

PhilippeOrleans.jpg


Philippe d' Orléans eut - bien sûr - des bâtards. Plusieurs. Il fit de l'un d'entre eux un abbé.
Cet abbé "malgré lui", le Chevalier de Saint-Albin, issu des amours éphémères du Régent avec une demoiselle Florence, de l'Opéra, se tenait fort mal. "Il aime trop les femmes ", disait la Palatine (sa grand-mère). 
La conduite de ce jeune abbé,  promis à de hautes fonctions ecclésiastiques (il devait être sacré évêque de Laon puis nommé à l'archevêché de Cambrai) émut si fort M. Languet, l'évêque de Soissons, qu'il s'en plaignit au Régent.
Ce dernier fit venir son fils, le tança devant cet évêque: "Il ne convient pas à un petit abbé comme vous de mener une existence semblable à celle des grands prélats". Puis, s'interrompant un court instant, il ajouta en souriant : " Attendez au moins d'être évêque pour avoir une conduite aussi mauvaise que la leur"


La Vie Quotidienne sous la Régence
Charles Kunstler
Hachette
publié dans : Régence ajouter un commentaire
recommander communauté : Histoire commentaires (0)   
Mercredi 5 décembre 2007


benjamin-franklin-a.jpg

" Le musée Carnavalet explore le séjour de Benjamin Franklin à Paris de 1776 à 1785, son influence à la fois politique et scientifique, ainsi que l’exceptionnelle popularité de ce premier citoyen des deux mondes ".

 


Du 5 décembre 2007 au 9 mars 2008.
Musée Carnavalet


publié dans : Futilités ajouter un commentaire
recommander communauté : Histoire commentaires (0)   
Lundi 3 décembre 2007

Le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV), dédié à la valorisation du patrimoine musical français des XVIIe et XVIIIe siècles, a fêté son 20e anniversaire avec faste en septembre 2007.
Jusqu'à mi-octobre, les "Grandes journées anniversaire" du CMBV ont proposé 106 concerts sur quatre week-ends consacrés aux rois Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.
Au total, 37 orchestres et ensembles, six choeurs et quatre compagnies de danse interprètèrent une cinquantaine de programmes, avec environ un tiers des oeuvres données en recréation.
La vitalité du mouvement baroque fut illustrée par les emblématiques William Christie, Gustav Leonhardt, Jean-Claude Malgoire et Jordi Savall, leurs héritiers Emmanuelle Haïm, Hervé Niquet, Hugo Reyne et Christophe Rousset ou les plus jeunes Vincent Dumestre et Jérémie Rohrer.
 
"Les plaisirs de Versailles sous le règne de Louis XIV", furent marqués par la redécouverte de la version originale du "Miserere" de Charpentier. Puis le CMBV ranima "Les derniers feux de Versailles sous le règne de Louis XVI", avec "Un dimanche à Trianon", au son de musiques de Grétry, Gluck, Sacchini... et "Versailles en dentelles au temps de Louis XV" fit revivre l'opéra "Egine" de Colin de Blamont.

En parallèle de ces concerts, sans compter une soixantaine de conférences, une exposition célèbra "La musique à Versailles", titre également d'un livre d'Olivier Baumont paru chez Actes Sud, et un colloque, "Le prince et la musique", analysa les passions musicales du Roi Soleil.

Et enfin, un coffret d'une vingtaine de CD fête 200 ans de musique à la cour de France, (sous le label Musiques du baroque français MBF).

Eblouissant....
A voir, à écouter sur :


publié dans : Futilités ajouter un commentaire
recommander communauté : Histoire commentaires (0)   

Ego...

J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, 
"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ". 
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
 

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Inclinations

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus