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Antoine Watteau  est souvent considéré comme l'un des plus grands peintres du XVIIIème.

A l'évocation de son nom, surgissent des ombres légères qui hantèrent ce siècle... madame de Pompadour, Fragonard, Boucher...

Et pourtant, Watteau appartenait au siècle précédent. Né en 1684, il mourut, miné par la tuberculose, à l'âge de trente sept ans, en 1721, l'année ou naquit la Pompadour. Il ne fut donc pas le contemporain de la marquise ni de  Fragonard qui vint au monde 11 ans après sa mort. 

Watteau vécut la plus grande partie de sa vie sous Louis XIV, roi dont dont il n'aima apparemment ni  l'esprit ni le règne, si l'on en croit l'un de ses tableaux "L'enseigne de Gersaint", dans lequel le portrait du Grand Roi est mis dans une caisse. Fin d'une époque, au crépuscule, on remise le soleil dans une malle. 

Mais de par sa grâce, son apparente légèreté, Watteau devint l'un des symboles du XVIIIème. Car il en a la sensibilité, la sensualité. Et  l'esprit. 

 Pour les uns, il est avant tout le peintre des "Fêtes galantes"... Joliesse, délicatesse un peu mignarde. On a donc souvent tendance à penser que Watteau  savait plaire en société par l'élégance de son allure et la politesse raffinée de ses manières, par son bon goût , sa finesse d'esprit et sa galanterie envers les femmes. Alors qu'il était en fait un homme replié sur lui-même, timide, triste et mélancolique, miné par la souffrance.

Il nous suffit peut-être de regarder certains de ses tableaux, empreints d'une douce mélancolie :jeux d'ombres et de lumières,  scènes au crépuscule, personnages souvent représentés de dos, comme s'ils s'éloignaient lentement, seuls le charme et la féminité de la femme tranparaissent, non sa chair.
S'il aimait sentir vibrer autour de lui l'amour, la vie et ses plaisirs, Watteau savait la précarité de toutes ces choses, quelquefois inaccessibles ou vouées à disparaitre avant même d'être vraiment possédées.

WatteauCythere--copie-1

"Dans son voyage de Cythère que ces gentilles pèlerines si jeunes font pour la première fois, il (Watteau) reste au départ même. Il n'en peint que l'espoir, le rêve. Il va les embarquer et il ne quitte pas le rivage. Autre fut sa vie: un incessant départ, un vouloir, un commencement".  

Michelet avait  compris  que la vie de Watteau, comme sa peinture, n'était qu'un rêve, celui d'un homme  hanté par cette île imaginaire, Cythère, et qui n'était autre que la mort.


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 La séduction ne passe ici ni par l'intellect ni par la sensualité..

Irrésistible.

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La Bastille, tout le monde connait. Murs épais. Silence. Oubli. Chape de plomb.

Des personnages célèbres s'y bousculèrent bien malgré eux.  Voltaire, Marmontel, Sade. Pour ne citer qu'eux. La liste est longue.

Certains, page après page, ont hurlé leur désespoir. 

 

Et c'est la raison  pour laquelle voir (et ce avant le 13 février prochain), l'exposition que la bibliothèque de l'Arsenal * consacre à  cette prison qui a imprégné tout notre imaginaire collectif est particulièrement intéressant..


Lorsque les murailles de cette forteresse s'effondrèrent en 1789, ses archives furent récupérées en 1798 par la bibliothèque de l'Arsenal.

Et ces archives parlent.

" Elles nous disent beaucoup sur un monde disparu, infiniment complexe : une Bastille régie par l'arbitraire et le secret, l'un des rouages de la machine administrative absolutiste, qui, pour réguler l'ordre social, écarte ceux qui dérangent, cache ceux qui s'éloignent de la norme. Elle contraint les hommes mais aussi les mots, la "pensée" (...) Les mots heureusement ne se laissent pas contraindre si facilement. (...). Sous l'influence des idées nouvelles, on tolère de moins en moins l'arbitraire, la monarchie voit son image se dégrader, comme la Bastille elle-même, qui cristallise tous les fantasmes et les peurs populaires " (Bruno Racine, président de la BNF). 

A travers ces documents ou ces objets exposés, surgissent les vies, souvent  pathétiques, de tous ceux "qui se sont cognés à l'ombre des Lumières "(Arlette Farge).

 

* 1, rue de Sully - 75004 Paris.

 


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La Bastille17901791

 

La Bastille, tout le monde connait. Murs épais. Silence. Oubli. Chape de plomb.

Des personnages célèbres s'y bousculèrent bien malgré eux.  Voltaire, Marmontel, Sade. Pour ne citer qu'eux. La liste est longue.

Certains, page après page, ont hurlé leur désespoir. 

 

Et c'est la raison  pour laquelle voir (et ce avant le 13 février prochain), l'exposition que la bibliothèque de l'Arsenal * consacre à  cette prison qui a imprégné tout notre imaginaire collectif est particulièrement intéressant..


Lorsque les murailles de cette forteresse s'effondrèrent en 1789, ses archives furent récupérées en 1798 par la bibliothèque de l'Arsenal.

Et ces archives parlent.

" Elles nous disent beaucoup sur un monde disparu, infiniment complexe : une Bastille régie par l'arbitraire et le secret, l'un des rouages de la machine administrative absolutiste, qui, pour réguler l'ordre social, écarte ceux qui dérangent, cache ceux qui s'éloignent de la norme. Elle contraint les hommes mais aussi les mots, la "pensée" (...) Les mots heureusement ne se laissent pas contraindre si facilement. (...). Sous l'influence des idées nouvelles, on tolère de moins en moins l'arbitraire, la monarchie voit son image se dégrader, comme la Bastille elle-même, qui cristallise tous les fantasmes et les peurs populaires " (Bruno Racine, président de la BNF). 

A travers ces documents ou ces objets exposés, surgissent les vies, souvent  pathétiques, de tous ceux "qui se sont cognés à l'ombre des Lumières "(Arlette Farge).

 

* 1, rue de Sully - 75004 Paris.

 


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VersaillesVeniseVivaldi

 

La nouvelle est tombée en cette fin d' après-midi du 11 janvier de l'an 11..

" Des fêtes vénitiennes vont être organisées cet été à Versailles, dans le château et le parc, pour en ressusciter les fastes.
   "Venise, Vivaldi, Versailles", du 24 juin au 17 juillet, est conçue dans le droit fil des fêtes imaginées par Louis XIV, selon les organisateurs, qui veulent mettre en regard trois des splendeurs du baroque européen: Venise la Sérénissime, Vivaldi compositeur de génie, et Versailles, "palais mythique" créé par Louis XIV et les meilleurs artistes de son temps".
   Ces fêtes vénitiennes seront organisées sur le Grand Canal, où évolueront des parades de gondoles, illuminées par des feux d'artifices et des jeux d'eau. Conçu sur le modèle du Carnaval de Venise, un bal masqué accueillera le 9 juillet musiciens, danseurs et spectateurs costumés de minuit jusqu'à l'aube dans l'Orangerie du Château.
   La programmation musicale, centrée sur Vivaldi, compositeur baroque le plus célèbre, aura pour marraine la cantatrice Cecilia Bartoli. Elle s'associera à Jean-Christophe Spinosi et son ensemble Matheus pour un récital donné dans la galerie des glaces, puis à l'Opéra Royal, récemment restauré.
   Le chef baroque William Christie et ses Arts Florissants feront revivre la magnifique tragédie lyrique de Lully, "Atys", surnommé "l'Opéra du Roi", tandis que les séducteurs Casanova et Dom Juan revivront dans un semi-opéra mêlant les plus grands airs des opéras de Mozart.
   D'autres grands "baroqueux" seront de la fête comme Jordi Savall, Fabio Biondi, Philippe Jaroussky ".

(source AFP)

 

Un avant goût de ce festival.

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Suzanne  en la mineur par Balbastre

 

Je sais... le son du clavecin sonne mal à nos oreilles du XXIe. Certains esprits fâcheux l'ont même comparé à deux squelettes copulant sur un toit d'ardoise... Ah, ça mais! Et qu'en savent-ils, après tout ?

Mais le clavecin, c'est plus qu'un son, plus qu'un instrument,  c'est tout un état d'esprit. Celui du  XVIIIe.

Et cette Suzanne est si charmante, n'est-ce pas ?... 

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Ego

 

MARTINEC
 
J'aime Paris, Venise.
 Et le 18ème.

 Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, "siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens .
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
Martine Chabbert
.

 




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