"Paride ed Elena" créé au Burgtheater de Vienne le 3 novembre 1770.

"O del mio dolce ardor "-

Anne Sofie von Otter

 

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Avant de fuir  à Varennes, dans la nuit du 20 juin au 21 juin 1791, Louis XVI  avait rédigé un texte pour se justifier. Le manuscrit, qui avait disparu, a été découvert aux États-Unis.



Dernière page du manuscrit

« Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami.
Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables.
 A Paris, le 20 juin 1791, Louis.
»
(DR)


Source : le Figaro du 19/05/2009 .
Pour lire l'article de Jacques de Saint Victor, cliquer ici
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Mais en attendant, avant de mettre mon chapeau et de foncer chez mon libraire préféré pour acheter "Les Onze" de Pierre Michon: Haendel.

Par Dmitri Hvorostowky qui, si j'en crois cet article, a le ramage aussi beau que le plumage.

 


Chi sprezzando il sommo bene

  Dmitri Hvorostovsky

 

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Bwv 1056 - 1mvt
Maria Joao Pires

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"Je ne supporte ni le thé, ni le café, ni le chocolat. Je ne peux comprendre comment on aime ces choses-là. Au thé, je lui trouve un goût de foin et de paille pourrie, au café un goût de suie et de lupin, le chocolat, je le trouve trop doux. Mais ce que je mangerais volontiers, c'est un bon birambrot  ou une soupe à la bière; voilà qui ne fait pas mal à l'estomac. Un bon plat de choucroute et des saucissons fumés sont, selon moi, un régal digne d'un roi et auquel rien n'est préférable: une soupe au choux et au lard fait bien mieux mon affaire que toutes les délicatesses dont on raffole ici" .
Saint-Simon avait raison : Madame, Elisabeth Charlotte de Bavière, dite La Palatine, mère très attentionnée du Régent Philippe d'Orléans était restée "fort Allemande dans toutes ses moeurs".
Cette courte parenthèse dans l'histoire de France que fut la Régence, siècle de grâces qui ne fut pas encore celui des Lumières mais celui du sourire, révolutionna la France. Que ce soit dans l'architecture, la mode, les moeurs  et la cuisine.
En matière de vin, les goûts changent; le café, le thé, le chocolat sont entrés dans les moeurs, ce début du XVIIIème voit l'apparition de ce que l'on nomme "la cuisine à la française", une cuisine "ouverte", prête à accepter toutes les innovations .
Si le Régent ne détestait pas les plats "allemands" de sa mère et appréciait certains plats populaires (reniés par la cour) comme la soupe au fromage, les matelotes que l'on consommait dans les guinguettes des bords de Seine (où il continuait de courir au grand désarroi de Madame mère..),  il aimait  faire lui-même la cuisine, art dans lequel il excellait.
"La cuisine moderne est une espèce de chimie" notait  Marin, l'un des grands cuisiniers du siècle qui avait créé une cuisine raffinée, destinée aux soupers galants.
Le Régent, aimant tout autant la chimie que la bonne chère, multiplia  donc les essais culinaires:  il prépara des sauces au champagne qu'il accompagnait de truffes et par-dessus tout "d'essences" (de champignons, de jambon, d'essences de fleurs -violette, pimprenelle et rose), il imposa  "les asperges de décembre, les fraises d'avril, les petits pois de mai et les melons de juin".
Madame Mère, pendant ce temps, faisait de la résistance, continuant à prendre le matin pour le petit-déjeuner de la soupe à la bière ou au vin, voire au lait et se vantait d'avoir remis à la mode quelques préparations traditionnelles :
"Personne ne s'étonne  de ce que je mange du boudin, j'ai mis aussi à la mode les jambons crus (...) on mange aussi de la choucroute et des choux au sucre, mais il est rare qu'on s'en procure de bonne qualité".
Il y a fort à parier que la résistance ronchon de La Palatine à toutes ces audaces culinaires étaient tout autant gustatives que morales,  ces nouveautés de la table étant souvent indissociables du libertinage qui régnait dans  la cour du son fiston. Gageons que Madame Mère devait souvent manger seule...



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Concerto pour piano n°5 - Largo
Maria Joao Pires
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Ego...


 J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle,

"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ".
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...

www.martine-chabbert.fr/

 

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