Le journal "Le Monde" a publié le 18 juin 2009, un hors-série consacré à la Révolution française sous le titre " La Révolution en héritage, 1789 - 2009 ".
Un hors-série riche en iconographies, en textes et  en analyses qui nous propose un voyage au coeur et autour de la Révolution. Y ont participé divers historiens Thimothy Tackett, Patrice Gueniffey etc
),   divers hommes politiques français et certains descendants de victimes de la guillotine qui  ont accepté de se laisser photographier, tel  l
e comte Henri de Vaucelles dont l'ancêtre, Gabriel Barthélemy Romain de Filhot , a été guillotiné en 1794, qui figure en couverture de cette revue.

Extrait de l'éditorial de Michel Lefebvre:
" Marc Bloch explique à propos de ceux qui donnent des leçons aux révolutionnaires de 1789 : « Avaient-ils tort ou raison ? Là-dessus, que m'importe la décision attardée d"un historien ? On rirait d'un chimiste qui mettrait à part les méchants gaz, comme le chlore, les bons comme l'oxygène ». Alors faut-il choisir entre Danton et Robespierre ? Ou simplement raconter ce qu'ils ont fait ? C'est ce que nous avons entrepris, pas à pas, jour après jour (...).
La Révolution française a été pendant deux siècles un sujet d'étude, un sujet de dispute et un grand projet littéraire, de Jules Michelet à Alphonse Daudet, de François Furet à Michel Vovelle (...)
. Aujourd'hui, le débat sur «1789, révolution de la liberté» opposée à «1793, révolution de l'égalité» , porteuse de violence voire matrice du totalitarisme, est un peu dépassé. "
***
On peut feuilleter ici cette revue
Bien,  me direz-vous mais à  condition d'avoir une bonne loupe. Ce n'est qu'une mise en bouche en quelque sorte..
Publié dans : Révolution - Ecrire un commentaire
Communauté : Histoire - Voir les 4 commentaires

Concerto No. 4 -  la mineur, Op. 6 - allegro
Publié dans : Baroque - Ecrire un commentaire
Communauté : Histoire - Voir les commentaires
On en parle, on en parle. Un peu partout. Ici, et encore là.

"Les Onze" de Pierre Michon
Éd. Verdier

Présentation de l'éditeur :
Les voilà, encore une fois :  Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André.
Nous connaissons tous le célèbre tableau des Onze * où est représenté le Comité de salut public qui, en 1794, instaura le gouvernement révolutionnaire de l’an II et la politique dite de Terreur.
Mais qui fut le commanditaire de cette œuvre ?
À quelles conditions et à quelles fins fut-elle peinte par
François-Élie Corentin, le Tiepolo de la Terreur ?
Mêlant fiction et histoire, Michon fait apparaître avec la puissance d’évocation qu’on lui connaît, les personnages de cette « cène révolutionnaire », selon l’expression de Michelet qui, à son tour, devient ici l’un des protagonistes du drame.

**

Petite note très personnelle :
J'attendais beaucoup de ce livre. Il m'est malheureusement tombé des mains. Style, récit, tout m'a paru extrèmement confus. Un livre que j'ai trouvé "impénétrable".

Publié dans : Révolution - Ecrire un commentaire
Communauté : Histoire - Voir les 2 commentaires


Petit, menu, tout en os, les traits anguleux,le teint jaune, les cheveux mi-longs , plats et mal peignés, le regard farouche, pauvre mais débrouillard.  Bonaparte, le jeune général de l'armée Intérieure, ne payait guère de mine lorsque, Barras,  le nouveau  "roi de Paris", régnait sur la France après le 9 Thermidor. Bonaparte  le voit chaque jour, lui, Carnot et tous ces autres nouveaux maîtres , les "Directeurs". Il fréquente aussi très assidument l' hôtel  de la Chaussée d'Antin qu'occupe une belle Créole  plus âgée que lui  et qui a pour prénom Joséphine... Il la désire, la veut. Il l'aura.
Des yeux  langoureux, la démarche souple et  languide, une mauvaise dentition cachée par une bouche sensuelle, vêtue de robe de mousseline ou de soie légère  largement décolletée, Joséphine de Beauharnais,  faisait tourner bien des têtes tout en ayant su garder la sienne pendant la Terreur  : à son entrée dans la prison des Carmes, en avril 1794 (elle avait alors trente ans) elle  était divorcée; à sa sortie, en août de la même année, elle était veuve , son ex-mari, le général Alexandre de Beauharnais ayant été guillotiné seize jours auparavant, le 3 Thermidor).


Une seule voie s'offrait à cette veuve très consolable pour refaire sa vie: l'amour... Elle devint la maitresse de Hoche..  Liaison ardente mais parsemée d'orages et de trahison. Déjà excédé par les incessantes demandes d'argent de la belle Créole, Hoche brisa net et ne lui pardonna jamais.
L'une des reines de ce Tout-Paris post-Thermidor, la belle, très belle Madame Tallien,  que son expérience personnelle rendait indulgente aux faiblesses du coeur et des sens, la prit sous son aile.. Elle l'entraina avec elle dans tous les lieux que se devaient de fréquenter les femmes à la mode. Et lui fit rencontrer  son tout-puissant amant:  Barras. Ce fut pour elle la première étape vers l'apothéose.   Barras renfloua - largement - sa cassette (ce qui lui permit d'acheter ou tout du moins payer en partie le domaine de la Malmaison)..
Las, Joséphine de Beauharnais avait un défaut rédhibitoire qui décourage  les amants les plus épris : elle était toujours à court d'argent. Elle avait lassé Hoche, elle finit par lasser Barras. Il ne vit plus en elle que ses dents gâtées et les fards dont elle usait pour prolonger une jeunesse qui s'enfuyait..
Quand il s'aperçut que ce petit général Bonaparte se consumait d'amour pour elle... il la lui passa au bras sans l'ombre d'un soupir de regret.

Publié dans : Portraits - Ecrire un commentaire
Communauté : Histoire - Voir les commentaires

Somptueux !

Pour cette visite (cliquer ici) ,  on nous propose  de télécharger un logiciel gratuit (
3DVIA Player) qui permet une vue en 3 D  de certaines séquences.


Publié dans : Futilités - Ecrire un commentaire
Communauté : Histoire - Voir les 2 commentaires

Autant l'avouer, j'ai hésité avant d'acheter ce livre. A cause du titre, tout simplement. Un titre qui me semblait un peu plat, accrocheur, avec un arrière goût de déjà vu, déjà lu, déjà...?.  Je l'ai tourné, retourné et puis, je l'ai feuilleté. Et dès les premières phrases... séduction immédiate. 
Séduction, oui, le mot n'est pas trop fort d'autant que ce livre, parcours (quelquefois très) intime du parc de Versailles et du domaine de Trianon,  est tout entier dédié au(x)  charme(s) subtil(s) ou carrément "voyou" des lieux et des personnages illustres qui les hantèrent.
De phrases en phrases, de portraits en portraits... de bosquets en bosquets, Alain Baraton * nous révèle "son" Versailles, "son" Trianon.
" Pour moi, à Versailles, les jardins devraient avoir un nom de femme. (...) Elles ont laissé leurs influences et leurs marques, parfois effacées par d'autres, le Trianon de  porcelaine pour  Mme de Montespan, devenu celui de marbre pour Maintenon, le Petit Trianon pour Mme de Pompadour finalement aménagé par Mme du Barry, mais c'est dans les jardins que je sens leur inspiration, leurs aspirations, leur personnalité".
Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce livre n'est pas un  simple traité d'horticulture ou de botanique.
Si Alain Baraton évoque les jasmins, les tubéreuses, les anémones ou  les narcisses de la Montespan, c'est pour mieux nous parler de cette favorite royale et de la fascination qu'elle exerce sur lui. 
S'il  mentionne le  Jardin français ou  la fraîcheur du Petit Trianon, c'est pour mieux nous remémorer les ribotes ou autres aimables fredaines qui s'y tramaient, à l'interieur, du temps de Louis XV, de la du Barry ou de Marie-Antoinette.
S'il  cite  tel ou tel lieu, c'est pour mieux nous livrer l'inventaire des coffres de La  Pompadour (ses robes, ses sous-vêtements, étonnamment austères...), nous expliquer le pourquoi des deux baignoires de Louis XV ou  lever le mystère des chaises volantes... et des tables volantes. Un régal .
 S'il m'est arrivé de froncer parfois les sourcils (...visiblement, A. Baraton n'apprécie guère le Régent..), ce livre, si personnel, si tonique, m'a revigorée. De par sa bonne humeur, son humour (souvent irrésistible), son coté enlevé, et pourquoi ne pas le dire ?  gentiment dévergondé... 

* Alain Baraton est le jardinier en chef du parc de Versailles et du domaine de Trianon.

L'amour à Versailles
Alain Baraton
Grasset



Publié dans : Futilités - Ecrire un commentaire
Communauté : Histoire - Voir les 4 commentaires

Ego...


 J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle,

"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ".
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...

www.martine-chabbert.fr/

 

M'écrire

Rechercher

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés