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Dimanche 11 novembre 2007
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Pierre-Nicolas Philippeaux,  né à Ferrières le 5 mars 1756, fut avocat au présidial du Mans. Elu député de la Sarthe à la Convention nationale, il se rangea du côté de Danton.
Homme probe mais aux capacités médiocres, ses tergiversations, puis son orgueil contribuèrent à le perdre. Envoyé devant le tribunal révolutionnaire, Fouquier-Tinville se moquant de lui, il lui répondit :
" Il vous est permis de me faire périr, mais m'outrager je vous le défends".
Condamné à mort, il fut guillotiné le 16 germinal an II (5 avril 1794).  



*****

Première lettre de Philippeaux à sa femme,Marguerite-Françoise Carlier.

Au Luxembourg, le 11 germinal

Je te conjure, ma tendre et vertueuse amie, de soutenir le coup qui nous frappe, avec autant de calme et de sécurité que j'en éprouve dans ma nouvelle demeure: je crois être aussi bien que peut l'être un prisonnier. La cause qui m'a procuré cet acte de vengeance doit élever et agrandir nos âmes. Sois digne d'elle et de moi, en repoussant toute atteinte de douleur et d'accablement. Il est beau de souffrir pour la république et le bonheur du peuple.
Je te salue et te presse contre mon coeur.

Philippeaux

Je viens d'apprendre que Danton, Camille (1) et Lacroix (2) sont également arrêtés ; j'en ignore la cause.

1) Desmoulins - 2) Jean-François Delacroix.

******
Deuxième lettre de Philippeaux à sa femme

Au Luxembourg, le 12 germinal

J'ai reçu hier, ma vertueuse et tendre amie, le paquet de linge et ustensiles que tu m'as envoyés.
Je t'engage d'aller à la convention avec mon fils, et de lui demander pour quel crime je suis arrêté, séquestré de la société entière, et réduit à ne pouvoir même lire un journal; tu connais mon coeur; jamais il n'eut rien de mystérieux pour toi, et tu sais que le plus ardent amour de la république, le plus pur dévouement à son salut, est mon unique passion. Il y a dans mon arrestation une bien fatale méprise, ou une grande scélératesse.
Je voudrais que cette énigme me fût expliquée, pour connaître au moins mon sort. Au surplus du courage et de la dignité. La femme d'un martyr et d'un homme vertueux ne doit prendre le ton suppliant vis-à-vis de
personne.Si vous êtes justes, brisez les fers de la vertu outragée. Si vous êtes des lâches ou des méchants, je n'ai plus rien à vous dire.
Envoie-moi, te te prie, une demi-livre de tabac, car j'en manque depuis hier soir, et je dirais presque comme le bon Suisse : que c'est comme si on manquait de pain. Au reste, tous les égards de l'humanité me sont offerts, et si tu obtiens la permission de venir me voir, tu seras contente de mon petit logement.
Embrasse mon Auguste.

Philippeaux



Tirées du :

livre1.jpg" Tableau des prisons de Paris
sous le règne de Robespierre "
Chez Michel, rue Hautefeuille, N° 36.


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Samedi 11 août 2007
 
Petite note écrite à la demande d’une adorable petite "passionaria" de la Révolution française sur les évènements qui conduisirent au renversement de la monarchie.

Le 24 juillet 1792, du palais des Tuileries, Marie-Antoinette écrivait à Fersen : « On l’attend avec une extrême impatience, nécessairement, il ralliera beaucoup de monde autour du roi et le mettra en sureté (...) La troupe des assassins grossit très vite ».
Qui attendait-elle ? Que lui avait laissé espérer Fersen dans ses lettres ? Le duc de Brunswick, généralissime des armées austro-prussiennes, qui « à la tête de 30.000 hommes d’élite, marchera droit sur Paris ». Alors qu’à Paris, les rumeurs sur la trahison des souverains couraient, que les masses, hantées par le complot aristocratique, commençaient à s’armer, Fersen annonçait également à la reine que Brunswick ferait précéder son entrée par « un manifeste très fort, au nom des puissances coalisées, qui rendront la France entière et Paris en particulier responsables des personnes royales ». «On aura soin que le manifeste soit le mieux possible ; nous nous en occupons », écrit-il à la reine le 10 juillet.  Le 26 juillet, il lui précise qu’il a insisté pour que le texte soit très lourd de menaces. Et il le fut en effet.

Début août, ce manifeste connu sous l’appellation du « Manifeste de Brunswick » fut divulgué : « si le château des Tuileries est forcé ou insulté, s’il est fait la moindre violence, le moindre outrage à leurs majestés le Roi et la Reine et à la Famille Royale (…) elles (ndlr: les forces alliées) en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale, et les révoltés coupables d’attentats, aux supplices qu’ils auront mérités ».

brunswick.jpg

Le résultat ne se fit pas attendre. De toutes parts, on réclama la déchéance de Louis XVI.
Les sections, la population des faubourgs, les fédérés s’armèrent. Les Marseillais se joignirent à eux, entonnant le "chant de guerre de l’armée du Rhin" (qui deviendra "la Marseillaise"). Mandat, le commandant de la garde nationale, prépara la défense des Tuileries : aux 900 Suisses, il ajouta 250 chevaliers de Saint-Louis en civil, à peine armés, 900 gendarmes et des gardes nationaux, ces deux derniers corps étant beaucoup moins sûrs (« Plus de roi » avaient crié certains d’entre eux). Le soir du 9 août, résonna la cloche des Trois Cordeliers, une autre lui répondit, puis une autre. Bientôt, toutes les églises de Paris sonnèrent le tocsin, de toute part, de sourds roulements de tambour retentirent.
tuileries.jpg

Le 10 août au matin, le roi, pressentant le danger, demanda la protection de l’Assemblée nationale : « Je viens, messieurs, pour éviter un grand attentat, pensant que je ne puis être mieux en sureté qu’au milieu de vous  ». Pendant ce temps, aux Tuileries, la bataille faisait rage. Les émeutiers avaient investi le château, les Suisses tiraient au canon. Des exactions de toute sorte se perpétrant dans le château, Louis XVI demanda aux Suisses de  déposer leurs armes.
suisses.jpgIls obéirent, la rage au cœur, et furent massacrés par les insurgés.

L’Assemblée vota la suspension provisoire du roi et son internement à la tour du Temple.
La vieille monarchie avait vécu.

 

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Jeudi 2 août 2007

LettreLouisXVa.jpg
LettreLouisXVb.jpg

(Fac-similé)

Datée de Compiègne, le 31 juillet 1769, cette lettre de Louis XV, qui éclaire l’intimité des relations entre le roi et son petit-fils, Ferdinand de Bourbon, duc de Parme, est intéressante par le souffle de liberté et de gaieté qui l’anime, portée par ce style plaisant, dense et aérien si caractéristique du XVIIIe siècle.

«  Mon cher petit-fils, j’ay reçu à la fois jeudi der vos lettres du 15 et du 21 de ce mois. Je suis tres aise que vous aies été content des presents que j’ay envoié a votre épouse, mais bien plus encore de ce que vous etes si content d’elle. Vous aves donc goutté de grands plaisirs mon cher petit fils, il est naturel qu’elle n’y aie pas participé, car vous deves lui avoir fait grand mal en ne pouvant y entrer d’abord, mais avec le temps il n’en sera pas toujours de mesme, surtout si elle a du temperament, ce qui est rare aux femmes. Les quatre charges que vous aves faites, onts aussy etes a decharge de votre part. Cela ne vous etoit-il jamais arrivé, soit sans aide, soit avec de l’aide, ce qui est bien mauvais, en aiant beaucoup usé dans mon jeune temps dont je me repends beaucoup. Le portrait que vous me faites de Votre Archiduchesse augmente mes desirs de vous voir. Je ne sçait si on l’oublit a Vienne, mais ce qui est du sur c’est que je l’ay pas encore reçu, et c’est le seul des archiduchesses qui me manque j’en ay fait ecrire a Mr de Durfort.  Comme l’empereur est parti je ne puis vous charger de rien pour lui je lui ferai reponse a Vienne. Ne vous a-t-il point reparlé de l’esperance qu’il avait donné que nous le voirions l’année qui vient ou lors de son voiage aux Pais Bas. Je vous embrasse encore plus tendrement s’il est possible que par le passé mon tres cher petit fils.

Louis.

Vottre femme ne vous a-t-elle rien dit de l’archiduchesse Antoinette.

 
Faisant suite sans doute au récit circonstancié de sa nuit de noces par le jeune duc de Parme lui-même, Louis XV se réjouit dans cette lettre du comportement de son petit-fils dans des circonstances aussi délicates. Il le fait avec une grande liberté de ton, abordant sans vulgarité mais sans détour et avec satisfaction, la question des relations intimes du jeune couple. La connivence masculine n’exclut pas de la part de Louis XV certains égards pour la jeune femme ayant subi plutôt que goûté les assauts de son nouveau mari. Lesquels assauts seront fièrement dénombrés par le grand-père qui ne manque pas d’esprit et glisse, avec élégance, de grivois propos sous un vocabulaire conquérant, à propos des " charges " et " décharges " du jeune homme.
Il est à remarquer que l’archiduchesse Marie-Amélie se révèlera effectivement une femme de tempérament, car elle acquerra vite, à la cour de Parme et auprès des autres cours européennes, une réputation quelque peu scandaleuse, et sera accusée de dilapider les finances du duché tout en désorganisant le pays en se divertissant avec des amants, et de tenir sous influence un mari dont elle aura sept enfants.

La seconde partie de la lettre évoque des questions plus politiques, le rôle de son ambassadeur Durfort dans les alliances à venir, et une rencontre possible avec l’empereur reparti à Vienne.

 

 


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Mercredi 25 juillet 2007
 
 

Derniere-lettre.gif
 Les derniers billets, les dernières lettres de condamnés à l’échafaud de l’An II, ultimes adieux d'êtres humains confrontés à l'imminence de la mort, voilà les documents  étonnants que nous livre Olivier Blanc dans son livre " La Dernière Lettre ".
Une centaine de lettres, écrites à la lueur de la veilleuse d'un cachot de la Conciergerie ou griffonnées à la hâte sur les genoux quelques heures avant de monter à l'échafaud ; leur écriture tremblée, quelquefois presque illisible, dément parfois la fermeté de ton ou la résignation qui émanent de ces ultimes adieux. Et quand leur main tremble trop, ces hommes ou ces femmes ont dicté ces lettres.
Bouleversantes, souvent pudiques, retenues, parfois distantes comme si le supplice imminent indifférait. Souvent dignes. Toujours " vraies ".  Aux portes de la mort, ces hommes et  ces femmes ne trichent pas. Quelle que soit leur classe sociale, qu'ils soient grands seigneurs ou petites gens, révolutionnaires ou royalistes, obscurs ou célèbres, ils sont tous égaux devant l’inéluctable. Une jeune prostituée, Catherine Halbourg,  interpella le duc du Châtelet, terrorisé de passer en jugement, en ces termes : « Apprenez, monsieur le duc, que ceux qui n’ont pas de nom en acquièrent un ici, et que ceux qui en ont un doivent savoir le porter ».
Dans ces billets de la dernière heure, ces " ultima verba " qui ne sont jamais parvenus à leurs destinataires car interceptés par l’administration judiciaire et l'Accusateur public, Fouquier-Tinville, peu de préoccupations politiques. En revanche, tous semblent avoir pour seul souci de laisser à leurs proches une image inaltérée, celle d'honnêtes gens ayant réglé leurs affaires d'ici-bas. Beaucoup, n'ayant pas eu le temps de mettre en ordre leur situation financière au moment de leur arrestation, font un rapport détaillé de leurs dettes ou de leurs créances;  la plupart recommandent leur âme à Dieu, sans sembler être réellement consolés par l’idée de la résurrection. Leur seul tourment, leur seule douleur : quitter ceux qu’ils chérissent, et ne pas sombrer dans l'oubli. Tous, ou presque tous, supplient leur famille de ne pas céder au désespoir : " Adieu pour jamais. Je suis pénétré du regret de te quitter, mais je supporterai mon sort avec fermeté jusqu'au dernier moment. Embrasse pour moi mes enfants et souviens-toi de leur père pour aimer sa mémoire sans être déraisonnablement affectée de sa mort " (Courtonnel, aubergiste normand) ; d'autres expriment  avec pudeur  leur souffrance de devoir renoncer à l’être aimé " Nous nous rejoindrons un jour : un peu plus tôt un peu plus tard, la faux du temps se promène sur toutes les têtes, elle nivelle tout " (Jean-Baptiste de Fontevieux), d’autres encore pardonnent à leur dénonciateur :
"C’est à l’article de la mort, citoyen, que je vous écris pour vous assurer que je n’emporte aucun ressentiment contre toi ou ni contre aucun de ceux qui m’ont, je crois  sans le vouloir, conduit où je suis... Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui ont pu être mes ennemis " (Gueau de Reverseaux). Certains crient leur révolte " Mon linge est sale, mes bas sont pourris, ma culotte en pièces, je meurs de faim et d’ennui... Je ne vous écrirai plus, le monde est exécrable, adieu ! " (Millin de Labrosse), d’autres enfin, au paroxysme de la douleur, écrivent à Fouquier-Tinville, telle la jeune Avoye Paville dont l’amant royaliste vient d’être exécuté: " (....) Frappez, terminez une vie qui m’est odieuse et que je ne puis supporter son horreur (sic). Vive le Roi ! N’ayez pas l’air de croire que je sois folle, non, je ne le suis pas. Je pense tout ce que vous venez de lire et je le signe avec mon sang. Vous me trouverez à la maison de santé rue de Buffon, n°4 ". 
Par ces billets,  tragiques et sublimes, les morts ont triomphé de l’oubli.
 

 

La Dernière Lettre
Olivier Blanc
Pluriel.

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Jeudi 19 juillet 2007

DersigRobespierre.jpg
(fac-similé)

Mis hors la loi par la Convention, emprisonné au Luxembourg puis libéré par la Commune, Robespierre se réfugie à l'Hôtel de Ville où ses amis organisent l'insurrection.
Au moment de signer un appel au peuple, un groupe de Conventionnels fait irruption dans la salle et Robespierre tombe la mâchoire fracassée par une balle de pistolet, tachant de son sang la pièce sur laquelle il venait d'écrire les deux premières lettres de son nom.


 

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Lundi 9 juillet 2007

Varennes.jpgPourquoi, comment, alors qu'en 1789, les liens avec l'Ancien Régime avaient été coupés, que les patriotes avaient associé la Révolution avec des idéaux élevés (liberté de la presse, liberté de parole, tolérance religieuse, justice équitable pour tous, contrôle du gouvernement par les citoyens), le changement politique devant se faire par la non-violence ("en n'employant d'autre force que celle de la raison, de la justice et de l'opinion"), la Révolution a pu basculer quatre ans plus tard, en 1793, dans un régime autoritaire et intolérant et s'enfermer dans la Terreur.
C'est la question que se pose l'historien américain, spécialiste de la Révolution française, Timothy Tackett.
Sans nier que la classe politique ait assumé la violence originelle  ("Vouliez-vous une révolution sans révolution ?" Robespierre), la violence de 1794 n'était pas inscrite dans les gènes de 1789, le radicalisme chez les députés de 1789 a des causes multiples et complexes. Outre les édits novateurs, "radicaux" de la monarchie au cours de la période de la "pré-Révolution", l'intransigeance générale de la majorité de la noblesse siégeant aux états-généraux face à la réforme,  les députés étaient dans l'obligation de faire face à des crises, souvent non prévues.
La seule crise que les révolutionnaires ne purent surmonter fut le refus de l'idée même de monarchie constitutionnelle par le monarque régnant. La décision de Louis XVI de fuir Paris, le 21 juin 1791, et de répudier ouvertement la Révolution allait être un facteur critique non seulement dans la crise de la monarchie mais dans l'avènement de la Terreur. La fuite entraîna dans un premier temps une série de lois d'urgence qui allaient être la répétition générale des mesures répressives de 1793-1794. L'utilisation des représentants en mission avec des pouvoirs de proconsuls, l'organisation d'une première ébauche de la levée en masse, le rétablissement de la censure de la presse, la création d'une sorte de comité de sureté générale (avec des pouvoirs extra-légaux de procéder à des arrestations et à des enquêtes), la mise en détention ou en surveillance de catégories  entières de suspects, sans prise en compte du comportement des individus : toutes ces mesures instituées dans les semaines qui suivirent le 21 juin furent justifiées par la  crainte d'une guerre et d'une contre-révolution imminentes, et par la peur, chez les modérés d'une insurrection des radicaux sur leur gauche. En second lieu, la décision de  fuir prise par le roi a grandement influé sur le développement de la psychologie propre à la Terreur.
Pour Tackett, comme pour beaucoup d'historiens, la grande majorité des Français portaient au roi et à la monarchie un profond respect et une véritable affection, même après deux ans de  révolution.
A cet égard, la fuite du roi à Varennes, perçue à l'époque comme une trahison et une désertion, fut une expérience traumatisante et déstabilisatrice. Elle provoqua une crise de confiance nationale. Et la révélation par la suite d'une conspiration en juin 1791 pour "libérer" le roi, le fait qu'un "roi-traître" continuait d'occuper le trône après septembre 1791 allaient être les éléments essentiels de l'apparition "d'un style politique paranoïaque " (Richard Hofstadter).
Si cette fuite du roi n'explique pas tout sur les suites de la Révolution, elle fut un élément déclencheur, " le point d'inflexion déterminant dans la dynamique qui a conduit à la Terreur " (Michel Vovelle).

 Le roi s'enfuit
Timothy Tackett
la Découverte



 

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Ego...

J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, 
"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ". 
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
 

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