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Mercredi 9 avril 2008



Etude pour le Serment du Jeu de Paume

Jacques-Louis David
(Paris 1748 - Bruxelles 1825)
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Mardi 8 avril 2008

Rédacteur de Hara-kiri, puis de Charlie-Hebdo, aujourd'hui collaborateur du "Nouvel Observateur", Delfeil de Ton nous parle ici d'un nouveau roman paru chez Grasset : " L'aérostat " de Elise Fontenaille.

Résumé du Nouvel Observateur :
"Pourquoi donc l`aérostat? Nous sommes en 1783: alors que le marquis de Sade est emprisonné à Vincennes, que les bordels fourmillent de sosies de la reine -les ressembleuses- et que les frères de Montgolfier tentent de "s`envoyer en l`air", Juliette, rédactrice au Journal de Paris veut être la première femme à survoler Paris en ballon. Et tant qu`à jouer les filles de l`air, elle veut libérer Sade! "

En quelques lignes, ce qu'en pense Delfeil de Ton :
" C'est bien écrit, un peu languissant, un peu trop démonstratif, mais très original, on s'instruit, on voit comment fonctionnent les ballons, c'est un roman de la curiosité scientifique et un roman libertin. C'est plaisant, on peut le lire, on peut aussi ne pas le lire"...

Pourquoi en effet ne pas le lire ? Et commencer bien sûr par... le premier chapitre ...
 

L'aérostat
Elise Fontenaille
(Grasset)



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Mardi 8 avril 2008


Pair de Flandre, maréchal du Hainaut, pair de Namur et d'Artois,  général et chevalier de la Toison d'or, à la tête d'une immense fortune, le prince de Ligne fut non seulement une des figures cosmopolites les plus marquantes du XVIIIe, le confident de toutes les cours d'Europe, mais aussi un écrivain de valeur.
Ses oeuvres (33 volumes) publiées en français entre 1795 et 1809 à Vienne, contiennent les
"Fragments sur Casanova" et "Aventures", deux jugements contemporains du Vénitien.

Casanova n'eut pas d'ami plus admiratif que le prince de Ligne.

" Il n'y a pas de choses dans le monde qu'il ne fût capable de faire : il aime, il convoite tout, et après avoir eu de tout, il sait se passer de tout ".
Et parmi ces "choses" dans lesquelles Giacomo Casanova excellait, c'était bien dans l'art de la conversation, poussé, au 18è,  au suprême degré: 
"Chacun de ses mots est une révélation et chacune de ses pensées un livre".

En juin 1787, Ligne écrivit à Casanova alors âgé de 62 ans :

" Adieu, mes chers deux Casanova, j'aime autant celui d'à présent que celui de 36 ans; et si j'étais une femme, je vous le prouverais. Je me détache avec peine de votre corps et de votre esprit, je ne me détacherai jamais de votre coeur, le mien étant tout à vous, mon cher ami.
Je ne sais plus, cher ami, ce que dit et fait ma tête que j'ai toujours eu branlante et branleuse dans toutes les opinions. Mais mon coeur tout haut et tout bas me dit qu'il est à vous; et encore n'est-il pas pur dans ce sentiment, car il y a de l'orgueil à aimer et être aimé d'un homme comme vous, qui faites l'arrière-garde des gens les plus célèbres qui existaient autrefois :
Veni, Vide et Vincam, au Noble jeu de Dam ! ".
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Mardi 1 avril 2008


Sous le règne de Louis XV, une étrange manie envahit Versailles : affubler tel ou tel personnage de haut rang de sobriquets pour le moins surprenants.

Pendant la faveur de la duchesse de Chateauroux, les femmes admises aux soupers portaient des surnoms:

Mme de Flavacourt était "la poule". Mme de Lauragais "la rue des mauvaises paroles".
Cette même Mme de Lauragais, que l'on surnommait aussi "la grosse réjouie" distribuait à tout va des sobriquets, ce qui amusait fort Louis XV.
M. d'Argenson devint ainsi "le veau qui tete", M. de Saint-Florentin "le cochon de lait", M. de Maurepas "le chat qui file", le cardinal de Tencin "l'autruche", le cardinal de Rohan "la poule qui couve", le duc de Gesvres "la chèvre".


Le roi
lui-même donna dans ce travers et Mesdames Victoire, Adelaide, Sophie et Louise devinrent "Coche", "Loque", "Graille" et "Chiffe".

Madame de Pompadour
,
séduite sûrement par l'humour de "la grosse réjouie", surnomma le cardinal de Bernis " le pigeon pattu", le duc de Chaulnes "le cochon", Saint Florentin "le petit saint" , Paris du Verney " le nigaud" et le marquis de Paulmy " la petite horreur".

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Lundi 31 mars 2008

Robespierre entretien avec Danton
envoyé par star_vin


Tout les séparait : leur tempérament, leurs moeurs, leurs relations.
Danton essayait de soustraire Robespierre à son entourage qui, pensait-il, lui voilait la réalité. Robespierre reprochait à Danton de s'éloigner de l'idéal révolutionnaire et d'être le chef des Indulgents (modérés) qui souhaitaient en finir avec le gouvernement révolutionnaire de la Terreur qu'il avait pourtant largement aidé à mettre en place (Danton est l'un des créateurs du Tribunal révolutionnaire ).
Robespierre ne pouvait cependant pas oublier leur solidarité aux heures les plus tragiques de la Révolution. Conscient aussi du risque qu'il y avait à abattre une telle force politique, qui plus est, extrêmement populaire, il hésita à le livrer et ne céda que sous la pression des membres du Comité.
Danton ne vit pas venir le danger. "Ils n'oseront pas" disait-il...

* extrait vidéo de "La Révolution française", film de Robert Enrico avec deux acteurs magistraux:
Klaus Maria Brandauer dans le rôle de Danton et Andrzej Seweryn dans celui de Robespierre.





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Lundi 24 mars 2008
    Bataille de Fleurus

Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize,
Qui, pâles du baiser fort de la liberté,
Calmes, sous vos sabots, brisiez le joug qui pèse
Sur l'âme et sur le front de toute humanité ;

Hommes extasiés et grands dans la tourmente,
Vous dont les coeurs sautaient d'amour sous les haillons,
O Soldats que la Mort a semés, noble Amante,
Pour les régénérer, dans tous les vieux sillons ;

Vous dont le sang lavait toute grandeur salie,
Morts de Valmy, Morts de Fleurus, Morts d'Italie,
O million de Christs aux yeux sombres et doux ;

Nous vous laissions dormir avec la République,
Nous, courbés sous les rois comme sous une trique.
- Messieurs de Cassagnac nous reparlent de vous !

Arthur Rimbaud -  Mazas, 3 septembre 1870

* Arthur Rimbaud était âgé de seize ans lorsqu'il écrivit cette ode à la République
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Ego...

J'aime Paris, Venise et le XVIIIème.
Tout ou presque tout m'intéresse dans ce siècle, 
"siècle du plaisir qui, loin de le traiter comme une vaine dissipation, s'y plonge avec délices et s'abandonne jusqu'au vertige à l'enchantement des sens ". 
En m'excusant auprès de ceux qui auraient un soupçon de connaissance sur les sujets effleurés et en espérant ne
pas donner la migraine à l'université...
 

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